Paquin n'apprécie pas la suggestion de Philippe Couillard

Philippe Couillard... (Archives La Presse Canadienne)

Agrandir

Philippe Couillard

Archives La Presse Canadienne

(SHERBROOKE) Le président du comité exécutif Serge Paquin n'a pas apprécié la déclaration du premier ministre Philippe Couillard, qui exigera des comptes des municipalités qui décideront de hausser leurs taxes à la suite des compressions exigées par son gouvernement. Il reçoit mal également la suggestion du ministre des Affaires municipales Pierre Moreau, qui suggère de puiser dans les surplus accumulés de la Ville.

Serge Paquin... (Archives La Tribune) - image 1.0

Agrandir

Serge Paquin

Archives La Tribune

À Sherbrooke, jeudi, ledit surplus accumulé se chiffrait à 12 842 591 $. De quoi, à première vue, éponger les quelque 5 M$ que représentent les compressions issues du pacte fiscal.

« Je rappellerais au premier ministre qu'en vertu des lois, nos gouvernements ont l'obligation de livrer un budget équilibré, ce qui nous impose d'avoir un certain niveau de surplus accumulé. On ne viendra pas nous le reprocher maintenant. Nous sommes d'accord qu'il ne faut pas accumuler avec exagération, mais un coussin de 12 M$ sur un budget de fonctionnement de 260 M$, je ne crois pas que ce soit exagéré », a livré M. Paquin.

Le président du comité exécutif n'exclut pas que le conseil ait recours aux surplus pour amoindrir le choc des compressions. « Ça fait partie des pistes à explorer, mais utiliser l'ensemble des surplus serait irresponsable. Il faut rappeler que le choc est pire pour Sherbrooke que pour bien d'autres villes en raison de notre rôle de capitale régionale », dit-il en faisant référence aux compensations de taxes qui seront réduites pour les édifices publics.

« Chaque année, nous dégageons un surplus que nous affectons au budget de l'année suivante. L'an dernier, cette somme était de 6,8 M$, mais nous ne nous attendons pas à avoir un gros surplus cette année.

« En tout respect pour le premier ministre, il ne faudrait pas qu'il prenne les villes pour des commissions scolaires à qui il passe des commandes de toutes sortes. Nous sommes élus. Nous avons une légitimité politique. C'est à nous de gérer nos municipalités. »

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer