FTQ: défaire Harper et stopper Couillard

Daniel Boyer... (Imacom, Maxime Picard)

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Daniel Boyer

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(SHERBROOKE) «Il faut bloquer la réélection de Stephen Harper et du Parti conservateur et faire reculer le gouvernement Couillard dans ses intentions de couper dans les programmes sociaux au nom de l'équilibre budgétaire».

Voilà l'essence du message que voulait faire entendre le président de la FTQ, Daniel Boyer, qui était de passage, jeudi, à Sherbrooke dans le cadre d'une tournée provinciale.

«L'objectif premier de cette tournée planifiée depuis le printemps est de contrer un nouveau mandat du gouvernement conservateur au fédéral. Le gouvernement de M. Harper est anti-syndicat, anti-travailleurs, anti-Québec, anti-chômeurs et anti-services publics. On s'est donné pour mission de se débarrasser de ce gouvernement. Pour ce faire, on va cibler certaines circonscriptions où les conservateurs sont présents ou des régions où ils ont des chances de faire des gains et nous ferons campagne pour faire échec aux conservateurs», a expliqué le président de la FTQ, Daniel Boyer, encourageant la population à voter stratégiquement aux prochaines élections fédérales.

«Gel des salaires, encadrement des régimes de retraite, privatisation de la santé et de l'éducation, fin de l'investissement public, tout y passe.»


Un deuxième objectif s'est ajouté à cette tournée des régions qui se poursuivra jusqu'en décembre.

«Depuis la rentrée parlementaire, le gouvernement Couillard a décidé de mettre à mal l'ensemble de nos programmes sociaux au Québec de façon antidémocratique. Parce que M. Couillard a beau nous appeler à un dialogue social, on a plutôt droit à un monologue social», affirme M. Boyer ajoutant que le Québec aux couleurs de la démocratie, de l'égalité et de la justice est en train d'être démantelé.

Pour le président de la FTQ, le programme des libéraux s'apparente mot à mot avec les vieilles recettes du FMI qui ont jeté dans la misère des centaines de milliers de personnes en Grèce, au Portugal et ailleurs. «Gel des salaires, encadrement des régimes de retraite, privatisation de la santé et de l'éducation, fin de l'investissement public, tout y passe», soutient-il.

«Et quand le gouvernement décide de mettre la hache dans les centres locaux de développement, il montre son mépris envers des organismes qui, en concertation avec d'autres groupes sociaux, travaillent à développer les créneaux régionaux. C'est un scandale!» s'insurge M. Boyer.

«Comme si le retour à l'équilibre budgétaire était un projet de société. Je vous avoue que ça ne m'excite pas du tout. Je crois que nous devons être plus ambitieux. Et on ne dit pas qu'on est contre l'équilibre budgétaire, bien au contraire, on est d'accord, mais la vitesse grand V que le gouvernement a prise ne peut qu'avoir des effets importants. Vous savez 3,2 milliards, c'est pas des petites coupes», ajoute M. Boyer donnant en exemple le projet de loi 10 et 15. 

Le président de la FTQ a profité de sa présence à Sherbrooke pour visiter l'usine Motrec à Bromptonville et, en soirée, entendre ce qu'ont à dire les militants sur la situation dans leur région et pour prendre note de leurs revendications.

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