Régimes de retraite: les syndiqués se retirent de la table de réflexion

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Jean-François Lapointe

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(SHERBROOKE) Plus d'une centaine d'employés municipaux sont débarqués lundi  au conseil municipal pour manifester leur mécontentement dans le dossier des régimes de retraite. Le porte-parole de la Coalition des employés municipaux, Jean-François Lapointe, y a alors annoncé que les syndiqués se retiraient de la table d'analyse et de réflexion des régimes de retraite.

« L'objectif [de la table] était fort simple : analyser les régimes en profondeur, identifier les problèmes et trouver des solutions. Les employés municipaux se sont prêtés au jeu et nous avons maintenant la certitude qu'il ne s'agissait que d'un écran de fumée. Derrière cet écran se cachait un plan bien orchestré entre vous, l'UMQ et le Parti libéral pour obtenir ce dont vous aviez besoin dans le projet de loi » a accusé M. Lapointe.

Jean-François Lapointe s'en est pris directement au maire Bernard Sévigny. « Vous avez refusé les multiples invitations des associations à vous asseoir et à discuter des enjeux des régimes de retraite. Vous reniez les ententes négociées en appuyant le projet de loi 3. Vous ne tenez pas compte du fait que les employés de Sherbrooke sont les moins bien rémunérés du Québec. Le manque de transparence, de cohérence et d'honnêteté brise, et ce, pour longtemps, la confiance que nous avons envers vous et votre administration. Le futur s'annonce difficile pour les relations de travail, mais nous aurons essayé.

« La position des employés de la ville de Sherbrooke se résume très simplement : pas de guerre avec les citoyens de Sherbrooke, pas de paix avec les voleurs de notre régime de retraite. Tout ce qu'on demande, c'est de négocier les régimes de retraite. »

M. Lapointe martèle que la présence des conseillères Chantal L'Espérance et Hélène Dauphinais à la table d'analyse ne suffit pas et réclame que la maire y participe directement.

« Ces personnes-là, ça ne fait pas longtemps qu'elles siègent aux régimes de retraite. Ce ne sont pas des spécialistes des régimes de retraite alors que ce sont elles qui ont fait des représentations à Québec. Non seulement elles participent aux travaux de la table de réflexion, mais elles sont allées faire une représentation erronée en ne présentant pas les chiffres qui nous avaient été présentés par nos actuaires. Elles ont fait de la politique, pas du rationnel et de la négociation. »

«Pas de guerre avec les citoyens de Sherbrooke, pas de paix avecles voleurs de notre régime de retraite.»

Le maire Bernard Sévigny a mentionné que l'objectif de départ était de créer une table de concertation et d'échange et que c'est la partie syndicale qui n'admettait pas « qu'on trouve des pistes de solution ».

« Je trouve désolant que vous quittiez la table. C'est votre décision. J'imagine que vous allez l'assumer. C'est un espace pour échanger de l'information », a réagi le maire.

Le président du comité exécutif Serge Paquin a pris le relais. « Moi je sais une chose. C'est que tôt ou tard, plus tôt que tard, on devra se rasseoir nécessairement à la table. On verra l'encadrement que la loi 3 nous donnera. Nous savons qu'à la fin de l'année, toutes les conventions collectives seront échues et nous devrons trouver des solutions pour en arriver à un contrat de travail. »

M. Sévigny préside par ailleurs une table de réflexion sur les régimes de retraite des élus municipaux au sein de l'Union des municipalités du Québec. Interrogé à ce sujet, il a mentionné qu'un rapport serait déposé au ministre des Affaires municipales au début de l'année 2015. Il a refusé d'en dévoiler davantage sur la nature des discussions.

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