Rétablir «l'équilibre du bonheur» dans sa vie

Charlène Blais... (Imacom, Julien Chamberland)

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Charlène Blais

Imacom, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) Charlène Blais vit selon un sage principe : dès qu'elle ne se sent pas bien dans une situation, elle se force à rétablir «l'équilibre du bonheur» dans sa vie.

Il y a trois ans, la Magogoise a réalisé qu'elle n'aimait plus son emploi. «Je me suis demandé où je me verrais heureuse, et c'était sur ma propre entreprise agricole. Au début, je visais un truc simple, de l'autosuffisance. Je me suis inscrite un an au DEP en horticulture, je voyais ça comme un moment de réflexion, mais finalement, je me suis laissée prendre au jeu et j'ai vu que la technique avait l'air de pousser plus loin les apprentissages que je voulais acquérir», raconte-t-elle.

Samedi, Charlène est allée chercher sur la scène installée dans le gymnase du Cégep de Sherbrooke son diplôme, qui marque la fin d'un beau cheminement. Un parcours qui ne s'est pas fait sans surmonter quelques défis, puisque la jeune femme, atteinte de fibrose kystique, a dû composer avec sa maladie tout au long de ses études.

Les deux heures de traitements quotidiens qu'elle doit s'administrer ne l'ont pas empêchée de participer à des stages d'observation au Brésil et en Polynésie. «On dormait dans une maison de chambres pour les étudiants et professeurs. Il fallait être prêts à partir à sept heures du matin, donc je me levais à cinq heures et je sortais faire mes traitements dehors dans le noir pour ne pas déranger les gens dans la maison. Et c'était l'hiver, dans le sud du Brésil, il faisait autour de zéro!» se remémore la diplômée en riant.

Des légumes aériens

Pendant sa technique, Charlène Blais a élaboré un plan d'affaires pour une entreprise fictive... qui pourrait bien se concrétiser à moyen terme. «J'aimerais faire de la production de légumes diversifiés en serre, sur le toit d'une usine qui rejette de la chaleur. Ce serait donc de la production décalée, cultivée en hiver, puisque c'est à ce moment qu'on chauffe les bâtiments», explique-t-elle. Une idée jugée plutôt bonne : la diplômée est finaliste au concours provincial «Place aux jeunes», pour lequel elle présentera son projet au colloque provincial de gestion agricole à Drummondville cette semaine.

«Le fait que j'aie une maladie mortelle dégénérative fait en sorte que je ne reporte pas à plus tard des projets, je fonce.»

Aucun regret, donc, quant au fait d'avoir changé de vie. «Le fait que j'aie une maladie mortelle dégénérative fait en sorte que je ne reporte pas à plus tard des projets, je fonce», souligne la jeune femme.

Une philosophie qui pourrait bien s'appliquer à plusieurs. «Je pense que les gens qui font des moves pour améliorer leur vie le regrettent rarement», remarque-t-elle.

1705 finissants

Ce sont 1705 finissants qui ont été honorés lors de la cérémonie de samedi. De ce nombre, 315 étaient présents à la remise. «Il y avait environ autant d'étudiants que l'an passé, mais plus d'accompagnateurs. La salle était pleine, il y avait des gens dans les estrades et beaucoup sont restés pour le cocktail», précisait la directrice générale du Cégep, Marie-France Bélanger, peu après l'événement.

«C'est notre plus important événement institutionnel, parce qu'on y célèbre la réussite de tous les étudiants, y compris ceux de la formation continue. Notre mission est de les amener les plus possible vers l'obtention d'un diplôme dans le domaine qui les passionne, c'est très émouvant pour tout le monde!»

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