Une quinzaine de personnes dénoncent la violence et l'intolérance: «Islam = paix»

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Une quinzaine de personnes ont participé à la marche pour dénoncer la violence et l'intolérance.

Imacom, Julien Chamberland

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(Sherbrooke) «L'islam condamne fermement tout acte terroriste.» «Le terrorisme n'a pas de religion.» «Islam = paix.»

Voici le genre de messages que l'on pouvait lire sur les pancartes aux couleurs vives brandies par la quinzaine de personnes qui participaient samedi à la marche organisée par l'Institut des mondes arabe et musulman (IMAM) au Marché de la gare.

L'objectif de l'événement était de dénoncer tout acte de violence et d'intolérance, indique Abdelilah Hamdache, président de l'IMAM. «Tout d'abord, on veut condamner les gestes et actes commis à Saint-Jean-sur-Richelieu et Ottawa; ensuite, on veut condamner le fait de généraliser et d'associer tout acte terroriste à l'islam et aux musulmans. Chaque fois que quelqu'un fait un geste dans le monde, chaque musulman doit se justifier», déplore M. Hamdache.

Malgré le fait que la marche n'ait pas attiré grand monde - «c'est certain que le froid n'aide pas!» -, M. Hamdache soutient que le point de vue exprimé samedi est «généralisé» dans la communauté musulmane estrienne.

«Plusieurs m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas être là, mais qu'ils partagent nos idées», a-t-il dit, précisant que l'idée de la marche avait été lancée cette semaine seulement.

Des représentants d'associations musulmanes de la région - notamment l'Association culturelle islamique de l'Estrie et l'Association des musulmans de l'Université de Sherbrooke - étaient sur place.

Jean-François Therrien s'est converti à l'islam il y a 15 ans. Créer des ponts entre musulmans et non-musulmans, il s'y connaît; il donne d'ailleurs des conférences dans les écoles pour démystifier sa religion et combattre les préjugés. «La plupart des gens ont peur d'avoir peur, ont peur de l'inconnu. C'est plus facile de rester sans rien faire que d'aller voir l'autre et bâtir une cohabitation», a-t-il dit, tenant une pancarte sur laquelle on pouvait lire «Non à l'islamophobie, oui à la cohabitation».

Quelques non-musulmans prenaient également part à la marche. «Il y a quand même beaucoup de personnes que je connais et qui oublient que les gens ne sont pas différents parce qu'ils ont une religion différente... Certains ont du mal à dissocier ce qui est arrivé de la religion actuelle», affirmait Cynthia Tremblay.

La marche était aussi organisée en collaboration avec la campagne de mobilisation «Pas en mon nom», qui s'est déployée principalement sur les réseaux sociaux.

Des événements comme les attentats de Saint-Jean-sur-Richelieu et d'Ottawa minent les communautés musulmanes en les faisant investir beaucoup d'énergie dans les réactions plutôt que dans les actions positives, dit M. Hamdache. «Ça brise les reins des gens qui travaillent pour l'intégration, l'ouverture, le mieux-vivre. Ils sont obligés de travailler comme des fous pour rester sur place - même pas pour avancer - au lieu de faire des choses positives.»

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