Le RUTASM craint des coupes dans le transport adapté

Le Regroupement des utilisateurs du transport adapté de Sherbrooke s'inquiète... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) Le Regroupement des utilisateurs du transport adapté de Sherbrooke s'inquiète de voir diminuer les services qui leur sont réservés lors du prochain exercice budgétaire. Sa présidente, France Croteau, a plaidé au conseil municipal pour que le transport adapté ne souffre pas des efforts budgétaires qui seront demandés à la Société de transport de Sherbrooke (STS).

«Même si le développement durable est une de nos préoccupations majeures, pour la clientèle à mobilité réduite, le dossier premier demeure le transport adapté. Nous demandons plus de financement au transport adapté, et non une diminution», a lancé Mme Croteau devant les élus la semaine dernière.

Le Regroupement a par ailleurs interpellé le ministre des Transports Robert Poëti à ce sujet. «Si la charte des droits est au-dessus de l'État, elle l'est également pour toute décision de la Ville pouvant entraîner des situations de discrimination en raison de réductions du budget dans les différents services municipaux ou paramunicipaux. Comme organisme de défense des droits, nos priorités sont rattachées à cette mission. La Commission des droits de la personne énonce clairement dans un communiqué et un avis adressés à la Commission de révision permanente des programmes, que toute réforme ou coupure ne doit pas être faite pour les seuls critères d'efficience économique ou d'opportunité budgétaire. L'égalité et l'autonomie sont parmi les valeurs consacrées de la charte et toute mesure régressive ne doit pas se traduire par un retour en arrière des droits reconnus par la charte.»

France Croteau estime que la STS est actuellement à vouloir changer les règles d'utilisation du transport adapté. «Ce sont des règles qui garantissaient le respect des droits et liberté et qui favorisaient l'autonomie d'une catégorie de citoyens vulnérables. Or la commission, avec d'autres lois évoquées dans son avis, demande de considérer ces valeurs. Nous demandons que le transport adapté ne fasse pas partie des coupures demandées par la Ville. La protection des plus vulnérables est une obligation de nos gouvernements démocratiques. C'est à ce titre que nous demandons à la Ville de fournir à la STS les fonds nécessaires pour éviter toute situation pouvant entraîner le non-respect des droits des personnes handicapées.»

«Pas de petite clientèle»

Le président de la STS, Bruno Vachon, a tenté de la rassurer. «Vous évoquez vos priorités à vous et nous avons aussi des priorités. Nous avons différents types de clientèle et nous représentons tous les clients. Il n'y a pas de petite clientèle. On essaie de représenter tout le monde, les personnes âgées, les travailleurs, les plus démunis. Il y a des citoyens à Sherbrooke qui n'ont aucun service de transport en commun. Il faut tenir compte de tout ça. Ce sont des vases communicants. Depuis des années, le transport adapté est en croissance et cette croissance des budgets est prise à même le transport urbain.»

M. Vachon a mentionné que la clientèle du transport adapté représente 3 % de la clientèle de la STS, mais qu'il constitue une part de 15 % dans le budget de l'organisation. «Je ne pense pas que la STS laisse en compte les gens qui bénéficient du transport adapté. Ensemble, nous sommes capables de trouver des solutions. Nous avons plusieurs défis en matière de financement et nous demandons la collaboration de tout le monde. Il n'y a personne ici qui travaille à réduire le transport adapté. On travaille à l'intérieur d'une enveloppe, mais on ne vous oublie pas.»

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