La situation des locataires se dégrade

Loin de s'améliorer, la situation financière des locataires continue de se... (Archives La Presse)

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) Loin de s'améliorer, la situation financière des locataires continue de se détériorer à Sherbrooke. L'écart entre leur capacité de payer et le coût des loyers en vigueur sur le marché privé va en s'accentuant, selon l'Association des locataires de Sherbrooke et le Front d'action populaire en réaménagement urbain populaire (FRAPRU).

En se basant sur l'Enquête nationale auprès des ménages menée par Statistique Canada en 2011, les deux organismes en arrivent à la conclusion que 40 % des ménages locataires de Sherbrooke paient plus de 30 % de leur revenu en loyer. Cela représente 13 800, soit 10% de plus qu'en 2006.

Parmi ces 13 800 ménages locataires, près de la moitié (soit 6100) doivent engloutir 50% de leur revenu dans le seul paiement de leur loyer, alors que 2500 ménages doivent y consacrer 80% de leur revenu, ce qui représente une hausse de 18% par rapport à la dernière étude sur le sujet.

Cet écart grandissant s'explique en bonne partie par le fait que le revenu médian des ménages locataires sherbrookois n'a augmenté que de 6,5 % entre 2006 et 2011, soit deux fois moins vite que la hausse de 13% des loyers observée pendant la même période.

« Au-delà des chiffres, il y a des personnes et des familles qui en arrachent », a fait ressortir Normand Couture, coordonnateur de l'Association des locataires de Sherbrooke. Selon lui, « plus les ménages paient un pourcentage élevé de leur revenu en loyer, plus ils coupent dans leurs autres besoins essentiels pour y parvenir. Et souvent, ce n'est même pas suffisant. C'est ce qui explique que près de 1300 nouvelles causes de non-paiement de loyer ont été présentées au bureau régional de Sherbrooke de la Régie du logement, en 2013-2014 », a-t-il ajouté en conférence de presse.

Tout en annonçant la tenue de manifestations au cours des prochains jours, l'Association des locataires de Sherbrooke et le FRAPRU en ont profité pour réclamer une exemption des mesures d'austérité annoncées par Québec. Ils revendiquent notamment le financement de 50 000 nouveaux logements sociaux en cinq ans au Québec, dont 1350 à Sherbrooke.

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