Cégep de Sherbrooke : un professeur suspendu pour intimidation

Le Cégep de Sherbrooke a suspendu un professeur... (IMACOM, Jocelyn Riendeau)

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Le Cégep de Sherbrooke a suspendu un professeur pour intimidation, en raison de son comportement agressif.

IMACOM, Jocelyn Riendeau

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(Sherbrooke) Les comportements agressifs d'un professeur du Cégep de Sherbrooke ont mené à sa suspension pour intimidation, a appris La Tribune. L'enseignant, qui compte plusieurs années d'ancienneté, aurait fait preuve d'une attitude belliqueuse au cours des dernières semaines, au point où le climat de travail se serait grandement détérioré.

De récents gestes auraient été la goutte qui a fait déborder le vase. «Il y en a qui commençaient à en avoir peur», raconte-t-on en faisant allusion à des «menaces à peine voilées».

La suspension serait d'une durée indéterminée; une enquête est en cours. Visiblement, le retour au travail possible de l'enseignant soulève beaucoup d'inquiétudes.

L'homme aurait récemment envoyé «une poignée de bêtises à ses collègues» par courriel.

«C'était rendu invivable. Ça a créé un climat de peur en raison de l'agressivité des propos», a confié une source qui n'a pas voulu être identifiée, en ajoutant que l'ambiance dans le département où il travaille était rendue très mauvaise. On parle notamment de courriels méchants et d'attaques verbales.

Travaillant au Cégep depuis plusieurs années, l'enseignant n'a pas une bonne réputation auprès des étudiants. «Ce n'est pas quelqu'un de très sympathique», explique-t-on.

Le professeur serait suspendu pour une durée indéterminée, depuis environ deux semaines.

Selon ce qui a été rapporté à La Tribune, le comportement du professeur se serait détérioré au cours des dernières années et plus particulièrement lors des dernières semaines. Nos sources font état d'une «escalade» dans son comportement.

La directrice du service des communications et des affaires corporatives du Cégep de Sherbrooke, Marie-Claude Dupoy, a fait savoir que le Cégep ne commentera pas, compte tenu que le dossier est sous enquête. Du même coup, elle ne peut donc s'avancer sur la réintégration ou non de l'employé. Selon nos informations, le dossier est notamment entre les mains des ressources humaines de l'institution.

Le Syndicat du personnel enseignant du Cégep de Sherbrooke (SPECS) a également refusé de donner plus de détails sur ce dossier, expliquant qu'il demeurait confidentiel.

La convention collective du SPECS prévoit qu'en cas de suspension pour fin d'enquête, l'enseignant concerné ne subit pas de perte de salaire. Ainsi, il peut y avoir suspension dans le cas où le Cégep souhaite une enquête.

Dans des affaires comme celle-ci, deux voies peuvent être prises. Les ressources humaines de l'institution vont faire un compte rendu de la situation au comité des relations de travail. Le Cégep est ensuite appelé à prendre une décision. Celle-ci peut faire l'objet d'une entente syndicale-patronale. Si l'institution établit qu'il y a eu un comportement répréhensible, différentes sanctions peuvent s'appliquer, allant d'une lettre au dossier jusqu'au congédiement.

Si le syndicat n'est pas satisfait de la décision qui a été rendue, il peut faire appel. Peu d'informations auraient circulé sur le moment auprès de l'entourage du professeur sur la suite des choses : la confidentialité du dossier a été évoquée.

Finalement, dans le cas où un dossier concerne la politique pour contrer le harcèlement psychologique de l'institution, un enquêteur externe peut être nommé.

Vérification faite, le professeur n'a pas fait l'objet de plainte à la police.

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