Au palmarès mondial des villes intelligentes

Sherbrooke figure au palmarès 2015 des 21 villes intelligentes de l'organisme... (Archives La Voix de l'Est)

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(SHERBROOKE) Sherbrooke figure au palmarès 2015 des 21 villes intelligentes de l'organisme international Intelligent Community Forum. Il s'agit de la seule ville québécoise à s'inscrire au palmarès et l'une des trois villes canadiennes, avec Edmonton en Alberta et Surrey en Colombie-Britannique. La ville intelligente 2015 sera dévoilée en juin à Toronto.

Sherbrooke se serait entre autres démarquée grâce au projet « Sherbrooke intelligente et innovante » qui réunit une vingtaine d'acteurs locaux autour d'une même table pour créer des initiatives comme les hackathons, le plan numérique et le portail de données ouvertes de la Ville de Sherbrooke.

Yves Seney, directeur du service des technologies de l'information à la Ville de Sherbrooke, qualifie cette nomination d'inespérée.

« Le palmarès parle des communautés intelligentes et pas seulement de la machine municipale. Ça inclut le fait que nous avons deux universités, que nous avons trois bras de développement comme Sherbrooke Innopole, Commerce Sherbrooke et Destination Sherbrooke, que nous sommes passés de la sphère d'un environnement manufacturier à une sphère d'innovation. »

Pour M. Seney, cette distinction n'est que le départ d'une course à l'amélioration. « Nous ne devons pas nous asseoir sur nos lauriers et nous devons augmenter notre mode opératoire. Toute la communauté doit y contribuer en étant des vecteurs de l'économie et en utilisant de plus en plus les technologies de l'information et des communications. Ne nous devons pas regarder le train passer. »

Par exemple, Sherbrooke cherche à briser les silos, à travailler davantage en groupe. Elle profite par exemple de la compagnie locale Lekla, spécialisée dans l'éclairage pour diminuer la facture électrique et lumineuse. Ses services ont été requis notamment sur la rue du Cégep. C'est sans compter les données de géomatique disponibles au sherbrooke.ca/cartes concernant les travaux routiers, les collectes d'ordures et les renseignements sur les propriétés.

La Société de transport de Sherbrooke travaille également sur un projet-pilote pour des abribus intelligents qui pourraient fournir une foule d'information aux passagers. La Ville travaille aussi de concert avec la Ville de Québec pour une application qui permettrait de connaître les bornes de stationnement libres et de payer avec son téléphone intelligent.

La conseillère Annie Godbout a par ailleurs assisté à un forum sur les villes intelligentes à Montréal, mercredi, en compagnie de M. Seney. « Être une ville intelligente, c'est d'abord et avant tout se doter d'une vision pour l'avenir de notre ville et se donner une personnalité encore plus forte. Une ville comme Helsinki a préparé un plan d'action de 18 milliards et déjà, il y a des impacts sur la courbe démographique. »

Selon Mme Godbout, il faudra beaucoup de volonté politique pour mettre en oeuvre un tel plan. « Dans mon concept à moi, il faudrait de la connectivité, de la collaboration et de la créativité. Les deux objectifs sont d'améliorer les services aux citoyens et d'améliorer la performance organisationnelle. Il y a des retombées autant sur le plan humain que financier. »

La conseillère est convaincue que le concept de ville intelligente n'appartient pas qu'aux grandes villes. « C'est un levier puissant pour accélérer le développement économique. Il y a déjà plusieurs morceaux du casse-tête en place. Pour l'instant, les choses se font à la pièce. Si on veut aller plus loin, à mon avis, il faudra une ressource consacrée exclusivement aux technologies de l'information en plus du directeur Yves Seney. Pour moi, c'est l'avenir. Il faut emboîter le pas. »

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