Un couple installé à Ottawa revit les moments de l'attentat de Boston (vidéo)

Le couple formé de l'Estrienne Judith Lachance et de son conjoint Steve Ulrich... (Archives)

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(SHERBROOKE) Le couple formé de l'Estrienne Judith Lachance et de son conjoint Steve Ulrich s'était installé en banlieue de Boston quatre mois avant les attentats du marathon, qui avaient lancé une vaste chasse à l'homme l'an dernier. Quatre mois après les tristes événements, ils déménageaient à Aylmer, en banlieue d'Ottawa, où ils croyaient retrouver la quiétude. La fusillade au parlement a ravivé de lourds souvenirs.

Mme Lachance travaille aux communications à l'Université d'Ottawa. Quelques minutes avant la fusillade, elle marchait près du cénotaphe où un militaire a été abattu. « Je passe par là tous les matins. Quand j'ai su qu'il y avait eu une fusillade, je me suis mise à pleurer. Ça m'a rappelé Boston. »En avril 2013, le couple avait été confiné à son appartement de Brighton pendant que le suspect des attentats du marathon se cachait potentiellement dans le voisinage. Hier, Mme Lachance a de nouveau été confinée, cette fois sur son lieu de travail. Un message par courriel a été envoyé aux étudiants et aux employés. « LOCKDOWN en cours. Cessez toutes activités. Si possible, fermez et verrouillez votre porte et éteignez les lumières. Désactivez la sonnerie de votre cellulaire. Éloignez-vous des portes et des fenêtres. Si vous pouvez le faire sans risque, baissez les stores. Cachez-vous et restez silencieux jusqu'à ce que les autorités viennent à vous », disait le message.

À l'intérieur de la salle de formation où elle se trouvait, des collègues ont fermé les rideaux et éteint les lumières. Ils ont suivi l'évolution de la situation sur le iPad de l'un d'entre eux en consultant les sites d'information. « Je ne suis pas inquiète du lockdown, mais plus dans une perspective plus large. Ottawa demeure la capitale. C'est un symbole, une cible. Je ne suis pas surprise. Je me promenais sur le campus mardi et je ne me sentais déjà pas en sécurité. »

En voyant les images de la ville désertée, sur internet, Mme Lachance a vécu de nouveau les événements de 2013. « Ça ressemble tellement à Boston... Le même état de siège... »

Son conjoint Steve Ulrich est professeur à l'Université Carleton, à une quinzaine de minutes de voiture du parlement. C'est un étudiant qui lui a parlé de la fusillade. L'Université n'avait pas prévenu ses professeurs. « Les événements de Boston ont été la première chose qui m'est passée par la tête. Je me suis demandé si nous allions encore devoir nous barricader. Y aura-t-il d'autres attentats au centre-ville? C'est sûr que c'est épeurant. Mon premier réflexe sera de demeurer dans mon bureau le plus longtemps possible en attendant d'en savoir plus. À Boston, on se disait que ce genre de truc arrive souvent aux États-Unis et qu'ils sont préparés pour y faire face. Au Canada, c'est plus rare. »

Au cours des prochains jours, Judith Lachance et Steve Ulrich comptent limiter les déplacements. Ils ont tous les deux convenu qu'ils travailleraient de la maison en attendant d'être un peu plus rassurés.

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