Attentats: les musulmans tendent la main

Mohamed Kounna... (Imacom, Frédéric Côté)

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Mohamed Kounna

Imacom, Frédéric Côté

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Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) «Bien sûr que nous condamnons ce qui est arrivé (à Ottawa et à Saint-Jean-sur-Richelieu). Mais il faut arrêter de seulement condamner. Il faut aussi trouver des solutions. Car il y a des solutions à ce qui se passe en ce moment...»

En tant que musulman, mais aussi en tant que président de l'Association culturelle islamique de l'Estrie (ACIE), Mohamed Kounna se dit consterné par les actes de violence qui secouent le Canada depuis quelques jours. S'il existe un lien entre les actes commis et la religion musulmane, ceux-ci n'ont rien à voir avec l'islam qu'il pratique fidèlement chaque jour, dit-il. «Une religion de paix, d'amour et de tolérance», selon lui.

Pour Mohamed Kounna, la radicalisation dont on se sert pour expliquer les gestes de violence commis par certains individus n'est pas propre à l'islam. La radicalisation est un phénomène qui touche d'abord et avant tout des individus «vulnérables» qui «n'ont rien compris de l'islam, parce qu'on leur a mal enseigné.»

Et c'est là où est la clé, dit-il. Dans un encadrement où l'enseignement de l'islam s'effectue en conformité avec les principes de tolérance auxquels l'ACIE adhère depuis sa fondation au début des années 1990.

M. Kounna croit qu'il est urgent que les gouvernements entament un dialogue avec les communautés musulmanes de partout au pays afin de contrer le plus possible les dérives de la radicalisation.

«Il faut arrêter de seulement condamner. Il faut aussi trouver des solutions.»

«Nous tendons la main aux gouvernements et à la communauté en général. Si les gouvernements veulent nous appuyer, nous pouvons former une fédération entre communautés musulmanes pour faire en sorte que tout ce qu'on enseigne dans les mosquées à travers la province ou le pays soit un discours modéré, fondé sur la tolérance, notamment auprès des jeunes, dit-il. L'ACIE est prête à s'impliquer. Mais nous ne pouvons pas y arriver seuls. Nous devons être appuyés», insiste le président de l'ACIE qui compte dans ses rangs quelque 4500 membres.

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