Surveillance policière: le projet Quiétude est bonifié

Le projet Quiétude, mis de l'avant par le Service de police de Sherbrooke... (Archives La Tribune, Jocelyn Riendeau)

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(SHERBROOKE) Le projet Quiétude, mis de l'avant par le Service de police de Sherbrooke (SPS), semble connaître un certain succès et a même été bonifié. Créé en 2006, il vise à gérer les demandes de surveillance policière.

Concrètement, le SPS reçoit des citoyens les plaintes pour la vitesse, les crissements de pneus, les manquements aux arrêts obligatoires, les valide, crée une surveillance informatisée et fait le suivi auprès des policiers sur le terrain. À l'origine, le projet ne ciblait que 11 types d'infractions et les plaintes pouvaient être formulées de façon anonyme. Il couvre désormais toutes les infractions au code de la sécurité routière et les plaignants doivent s'identifier pour éviter les plaintes anonymes non fondées.

En 2006, le SPS avait enregistré 630 plaintes en lien avec le projet Quiétude. En 2013, ce nombre avait chuté à 287.

« Les infractions qui reviennent le plus souvent sont la vitesse, les arrêts et les feux rouges. De loin, c'est la vitesse qui arrive en première position » explique Réal Hétu, capitaine au support opérationnel au SPS.

Dans les faits, un citoyen qui souhaite formuler une plainte peut téléphoner au SPS ou se présenter à son bureau d'arrondissement pour remplir un formulaire. « Ça prend absolument le nom et les coordonnés du plaignant pour qu'on puisse communiquer avec lui. Notre policier qui est affecté à ce poste entre en contact avec le plaignant, la majorité du temps dans le jour ouvrable suivant, pour obtenir toutes les informations qu'il peut accumuler concernant sa plainte. »

«On fait un bon suivi. On essaie de régler le problème et on fait un retour au plaignant pour l'informer du résultat.»


Les agents du SPS effectuent ensuite des appels ou organisent des rencontres avec les propriétaires de véhicules fautifs. « On fait un bon suivi. On essaie de régler le problème et on fait un retour au plaignant pour l'informer du résultat. Les citoyens sont très satisfaits de ce service-là parce qu'ils sont tenus au courant de l'ouvrage que les policiers ont fait. On règle vraiment le problème et quand on n'est pas certains, on s'adjoint les gens de l'ingénierie pour contrôler la vitesse et savoir à quel moment elle se fait pour bien cibler les opérations policières. »

M. Hétu précise que l'identité du plaignant ne sera jamais divulguée.

Le conseiller Jean-François Rouleau a estimé que le plus grand défi consistait à convaincre les citoyens de dénoncer. « C'est un projet qui fonctionne. Il faut que les citoyens nous aident à les aider. »

Son collègue Marc Denault a quant à lui dévoilé qu'un sondage effectué à l'arrondissement Jacques-Cartier révélait que 96 % des citoyens se sentaient en sécurité dans les espaces publics de l'arrondissement, un signe que « les efforts qu'on fait sur une base annuelle portent leurs fruits ».

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