Un oui mitigé au projet d'incubateur d'entreprises

Le projet d'incubateur d'entreprises verra bel et bien le jour au 400 rue... (Imacom, Jessica Garneau)

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Imacom, Jessica Garneau

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(SHERBROOKE) Le projet d'incubateur d'entreprises verra bel et bien le jour au 400 rue Marquette, dans l'ancien poste de police. Le conseil municipal a voté à 16 contre 3 pour des investissements de 225 000 $ par année pendant trois ans dans le projet piloté par Sherbrooke Innopole.

Après avoir abordé le sujet pendant plus de deux heures la semaine dernière en comité plénier, les élus s'y sont attardés à nouveau pendant plus d'une heure lundi. Trois représentants de Sherbrooke Innopole s'étaient déplacés pour répondre aux questions et apporter un éclairage au dossier.

Hélène Dauphinais a qualifié certains propos sur l'incubateur d'enflure verbale.

«On nous le présente comme la panacée pour retenir les diplômés. Oui cette solution peut répondre à des besoins, mais il faut que les bonnes idées soient bien ficelées. On est plus dans le qualitatif, ce qui ne nous permet pas de vérifier le retour sur l'investissement au bout de trois ans. J'aimerais que le projet soit reporté pour préciser certaines choses.»

Annie Godbout s'est dite inconfortable puisque le développement entrepreneurial fait partie de ses priorités. «Mais avec les présentations que nous avons eues, je constate que nous ne sommes pas prêts. J'aurais souhaité avoir plus de précisions sur les hypothèses de revenus.»

«Pour le 400 rue Marquette, nous sommes devant le fait accompli et je pense qu'on ne peut pas reculer. J'espère que nous aurons la sagesse de vendre le bâtiment si un acheteur se propose et que nous pourrons relocaliser les entreprises de l'incubateur» a dit Marc Denault avant de voter pour le projet.

«À ce moment-ci, je ne suis pas convaincu d'investir des fonds publics dans un projet qui n'est pas attaché», a fait valoir Jean-François Rouleau.

D'autres ont jugé qu'il était temps de plonger, comme Diane Délisle. «Je ne pense pas que c'est en faisant de l'immobilisme qu'on va avancer. Nous verrons dans trois ans si les résultats sont satisfaisants.»

«J'aimerais que Sherbrooke Innopole mette plus d'argent dans le projet, mais il est très difficile pour moi de voter contre», a dit Pierre Tardif.

«Ce qui nous est demandé est une somme infime pour créer un levier économique important. Nous ne pouvons pas reporter la décision comme le demandent certains collègues. Il y a déjà des entreprises qui vont s'établir ailleurs.» a prévenu Louisda Brochu.

«Collectivement, nous n'avons pas souvent l'opportunité d'innover. Ce qui ne fait pas de doute en ce moment, c'est l'urgence d'agir», a indiqué le maire Bernard Sévigny.

Sherbrooke Innopole discute avec Desjardins, qui pourrait investir dans les entreprises incubées à défaut d'investir dans l'incubateur lui-même.

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