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La Ville redessine l'accès de la rue des Grandes-Fourches

En plus d'avoir à se fixer sur l'avenir... (Imacom, Jessica Garneau)

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En plus d'avoir à se fixer sur l'avenir des spectacles à la place Nikitotek, les élus sherbrookois seront appelés à se prononcer sur la reconfiguration de la route 143, la porte nord du centre-ville en provenance de l'arrondissement de Brompton.

Imacom, Jessica Garneau

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<p>Luc Larochelle</p>
Luc Larochelle
La Tribune

(SHERBROOKE) La refonte administrative touchant Destination Sherbrooke et la demande de financement d'un toit pour servir de parapluie aux spectateurs de la place Nikitotek accaparent l'attention sur la scène municipale.

À l'échelle des décisions susceptibles de transformer le centre-ville, les autorités municipales planchent sur plus important que cela. Elles songent à une reconfiguration de la route 143 en provenance de l'arrondissement de Brompton, qui irait jusqu'à l'élimination complète des coûteuses infrastructures n'ayant actuellement plus la capacité de soutenir la charge de poids lourds.

Selon ce que La Tribune a pu apprendre, la Ville songe à déplacer cette route à l'ouest de la voie ferrée pour l'amener tout près de la rue Wellington Nord. Il ne serait alors plus nécessaire de reconstruire une structure aussi massive que l'actuel pont des Grandes-Fourches, qui enjambe le chemin de fer ainsi que la rivière Magog. L'interdiction de circulation lourde deviendrait permanente de ce côté de la rivière Saint-François.

Outre l'avantage de la réduction des coûts, de larges bandes de verdure redeviendraient ainsi accessibles au confluent des deux rivières qui, d'un point de vue historique, fut une halte naturelle pour les peuples amérindiens, là où domine actuellement le béton.

Les voies superposées seraient également éliminées au croisement de la rue Terrill et du boulevard des Grandes-Fourches Nord. Elles seraient remplacées par un carrefour giratoire.

L'allègement des infrastructures pour entrer au centre-ville par cette porte du nord rendrait, croit-on, le secteur plus convivial et propice à l'implantation d'une nouvelle cellule résidentielle à l'extrémité des rues Court et Abénakis pour une clientèle de jeunes professionnels.

«Comme nous planifions pour les 75 prochaines années, ça vaut la peine d'y réfléchir pour faire les bons choix», insiste le conseiller du centre-ville et président du comité exécutif, Serge Paquin, qui refuse d'élaborer sur le projet, mais qui confirme que la métamorphose du secteur sera totale si la Ville décide d'aller de l'avant.

Les élus municipaux ont eu droit à une présentation sommaire du projet lors du lac-à-l'épaule de janvier. Depuis, la réflexion s'est poursuivie au sein des instances administratives.

Le report de l'examen du dossier de la place Nikitotek par le conseil municipal a toutefois sonné des cloches puisque la route 143 pourrait venir se raccorder à la hauteur de la billetterie de cette scène extérieure.

«Comme il n'y a pas de travaux prévus en 2015 pour le pont des Grandes-Fourches, mais seulement la préparation de plans et devis, l'examen de ce dossier n'altère en rien la décision à venir concernant la prochaine saison à la place Nikitotek. Pour ce qui est du long terme, on verra», dit M. Paquin.

La scène et les gradins sont amovibles et peuvent facilement être déplacés. Même si la Ville devait accéder à la demande du promoteur de QuébecIssime, qui réclame la construction d'un toit pour poursuivre ses spectacles country au centre-ville, celui-ci ne serait pas immuable non plus.

Les membres du conseil d'administration de Destination Sherbrooke ont par ailleurs formulé une recommandation aux élus concernant l'avenir de ces spectacles sans avoir pu prendre connaissance des plans de reconfiguration de la route 143.

«Ont-ils vu les plans? Non. Sont-ils au courant de choses qui sont à l'étude? Oui. Ça fait partie des paramètres dont nous connaissons l'existence. Est-ce que ça veut dire que la scène va changer de place? Non, pas nécessairement et rien n'exclut non un déplacement de quelques dizaines de mètres seulement afin qu'elle demeure sur le même site. Mais nous n'en sommes pas là. L'important pour le moment est de décider si nous poursuivons notre association avec le même promoteur et si une entente est possible avec lui», se fixe comme priorité le président de Destination Sherbrooke, Rémi Demers.

D'accord, ça fait le tour de la question pour aujourd'hui. On s'entend par contre : je ne suis sûrement plus le seul dans cette ville s'attendant à voir prochainement des plans...

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