Tempête de couleur au garage municipal

Quatorze jeunes, cannettes à la main, s'apprêtent à entamer leur oeuvre. Devant... (Imacom, Maxime Picard)

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Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Quatorze jeunes, cannettes à la main, s'apprêtent à entamer leur oeuvre. Devant chacun d'eux, on ne retrouve pas un chevalet ni un pan de mur, mais bien... une chenille à trottoir, dont la pelle n'attend que d'être ornementée.

Cet original projet était organisé samedi par le comité tags et graffitis de la Ville. Les Sherbrookois âgés entre 12 et 17 ans avaient été appelés à proposer un croquis, et ceux qui ont été sélectionnés par le comité ont pu en réaliser la version finale directement sur les véhicules, dans le garage municipal. Ce sont donc des oeuvres d'art qui pellèteront la neige cet hiver - quand on parle d'art urbain, en voilà un exemple bien concret.

Le coordonnateur de l'activité, Nicolas Lareau, estime qu'environ la moitié des participants n'avaient jamais travaillé à la cannette avant samedi.

C'était notamment le cas de Marie-Frédérique Roy, 12 ans. «J'ai voulu m'inscrire parce que j'aime l'art, et il n'y en a pas beaucoup à mon école», affirme celle qui fréquente l'école du Phare.

Défi technique

Comme elle voulait que sa proposition représente bien Sherbrooke, elle avait réalisé un dessin très détaillé réunissant plusieurs aspects de la ville. Cependant, en raison du médium et de la taille plutôt restreinte de la surface de travail, elle a dû choisir une image plus épurée : son choix s'est porté sur le logo du Phoenix de Sherbrooke.

L'expérience a été concluante. «C'est l'fun! J'aimerais en refaire», dit-elle spontanément, avant de préciser rapidement, avec un sourire entendu : «à des places correctes».

C'était aussi une première pour Louis-Philippe Prévost, 16 ans. «Depuis que je suis petit, je dessine beaucoup, je fais principalement du portrait», dit-il d'entrée de jeu.

Celui qui fréquente l'École secondaire de Bromptonville fixait d'un air dubitatif son oeuvre presque achevée samedi. Content du résultat? «Je suis habitué à dessiner avec précision, et là, il faut faire de gros traits gras. Ça me sort de ma zone de confort!» dit-il tout simplement. «Je préfère dessiner sur une feuille, mais je trouve ça intéressant d'essayer d'autres affaires», ajoute-t-il.

Le matériel - peinture, masque et gants - était fourni par le comité, tout comme un accompagnement pour les jeunes. L'activité, nommée «L'art t'appelle», était aussi un concours; ce sont Brandon Bergeron et Hubert Therrien qui ont produit les oeuvres gagnantes.

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