La cathédrale Saint-Michel à 4,25 M $ de son objectif

Le comité Amen Saint-Michel a lancé, vendredi, le volet populaire de sa vaste... (Imacom, Jessica Garneau)

Agrandir

Imacom, Jessica Garneau

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Le comité Amen Saint-Michel a lancé, vendredi, le volet populaire de sa vaste campagne de financement qui vise à amasser 8,5 millions $ sur cinq ans pour restaurer la basilique-cathédrale Saint-Michel et l'archevêché du diocèse de Sherbrooke.

La cathédrale a un urgent besoin de travaux majeurs pour assurer sa pérennité et continuer à remplir ses rôles dans la communauté, pendant que ses revenus sont nettement insuffisants pour y arriver, a résumé le président d'Amen Saint-Michel Gilles Castonguay.

Mis sur pied il y a un an, Amen Saint-Michel, qui regroupe des personnalités de toutes les sphères d'activité, a déjà atteint la moitié de son objectif (4,25 millions $) auprès des instances gouvernementales, de la Ville de Sherbrooke et de congrégations religieuses.

Le comité se tourne maintenant vers les gens d'affaires et les citoyens. Les premiers seront sollicités en blitz au cours de la prochaine année, tandis que les citoyens, et même les touristes, seront invités à contribuer par le biais d'un site internet.

« On a déjà sollicité certains grands donateurs, mais ce qui est important là-dedans, c'est que c'est l'église de tout le monde, de tous les paroissiens. Tous les dons sont importants, même ceux d'un dollar », a lancé M. Castonguay en insistant sur la valeur patrimoniale, spirituelle, communautaire et touristique de ce joyau érigé au début des années 1900.

« Je suis confiant que la population va répondre à l'invitation parce que la cathédrale, c'est important », a renchéri l'archevêque Mgr Luc Cyr, qui a accepté la présidence d'honneur de la campagne. « Elle est importante pour l'archidiocèse de Sherbrooke, puisque c'est l'église mère pourrait-on dire, mais aussi parce que les gens connaissent bien la valeur patrimoniale de cet édifice. C'est une construction de belle valeur. L'archevêché est unique au Canada. Et nous on veut sauver ce patrimoine pour les générations futures. »

Les habitués du centre-ville de Sherbrooke auront constaté que des ouvriers s'affairent déjà depuis quelque temps sur les hauteurs de l'édifice.

Ils procèdent à des réparations pressantes à la toiture pour arrêter les infiltrations d'eau. Il faudra aussi refaire toute la fenestration avant que l'eau ne s'attaque aux structures. Au sous-sol de la cathédrale, où la conférence de presse avait lieu hier matin, on peut d'ailleurs aisément voir la décrépitude des lieux.

« On en a pour 4,5 millions $ de travaux importants à faire uniquement pour préserver la coquille extérieure de la basilique-cathédrale », énumère M. Castonguay. Le reste de la somme de 8,5 millions $ ira dans des travaux de restauration intérieure et pour le bâtiment adjacent qui abrite l'Archevêché.

Le député de Sherbrooke Luc Fortin et le maire Bernard Sévigny étaient sur place hier pour rappeler les engagements déjà annoncés par leurs instances respectives.

Le maire a d'ailleurs souhaité que les autres municipalités du diocèse emboîtent le pas, car même si la cathédrale est édifiée à Sherbrooke, elle regroupe une cinquantaine d'églises réparties dans plus d'une trentaine de villes en périphérie, a-t-il noté.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer