Dauphinais remet les coûts de l'incubateur en question

La conseillère Hélène Dauphinais remet en question les chiffres avancés... (Archives La Tribune)

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(Sherbrooke) La conseillère Hélène Dauphinais remet en question les chiffres avancés concernant le futur incubateur d'entreprises innovantes qui doit voir le jour dans l'ancien poste de police de la rue Marquette. Si Sherbrooke Innopole s'est présenté en comité plénier mardi pour demander une aide financière de 225 000 $, Mme Dauphinais soutient que la contribution de la Ville s'élèverait plutôt à 600 000 $.

Sur sa page Facebook, elle qualifie la définition du coût de 225 000 $ de « très étroite ». « En effet, le plan d'affaires présenté au conseil municipal [mardi] prévoit une contribution de 225 000 $ de la Ville, ainsi qu'une contribution de 150 000 $ de Sherbrooke Innopole. De plus, il y aurait pour 232 400 $ de services rendus annuellement par la Ville et Sherbrooke Innopole. On arrive donc à un effort financier de la part des citoyens de 600 000 $ par an, pendant trois ans, pour un total de 1,8 million $ », lit-on sur sa page.

En comité plénier mardi, Mme Dauphinais s'était interrogée sur les indicateurs de réussite du futur indicateur. Comment sera-t-il possible d'évaluer si le projet est un succès?

« Les promoteurs du projet nous disent qu'on sondera les entrepreneurs sur l'expérience vécue. Il ne faudrait vraiment pas, selon Sherbrooke Innopole et les professionnels qui l'accompagnaient, se fixer d'objectifs en termes de création d'emplois. On a reconnu, par contre, que pour convaincre le gouvernement d'investir, il faudra quantifier un tel objectif. Donc, sans objectif quantifiable et défini d'avance, comment fera-t-on pour déterminer si le retour sur l'investissement de 1,8 million est suffisant? »

La conseillère estime que l'exercice manque de transparence dans l'utilisation des fonds publics. Elle avait d'ailleurs formulé le souhait que les entreprises qui composeront l'incubateur soient choisies par appel d'offres. « On n'a pas prévu aller en appel d'offres pour choisir les dix entreprises qui auront l'avantage de faire partie de cette aventure. De la même façon, le mécanisme d'attribution des contrats aux professionnels qui encadreront les entreprises incubées n'est pas défini. Va-t-on puiser dans l'entourage de Sherbrooke Innopole seulement? »

Elle formule aussi le souhait qu'on trouve un incitatif pour garder les entreprises incubées à Sherbrooke.

« La participation financière des incubés est minimale, avance-t-elle : 57 000 $ par an pour les dix entreprises, soit 5700 $ par entreprise, loyer et conseils professionnels inclus. J'ai toujours dit que le développement économique était une priorité pour moi. Cependant, il faut s'assurer qu'on gère l'argent des citoyens de façon responsable. Après deux séances de discussion à l'hôtel de ville, on n'a pas réussi à me convaincre que c'était le cas. J'espère que le conseil lundi demandera à Sherbrooke Innopole de retourner à la table de travail et d'inclure plus de balises structurantes dans le projet de l'incubateur. Et peut-être aussi d'aller chercher des entrepreneurs privés prêts à investir de l'argent. »

Mme Dauphinais avance qu'elle serait curieuse de présenter le plan d'affaires de Sherbrooke Innopole à une institution financière pour voir si elle obtiendrait un prêt. « Je considère que j'ai laissé à la chance à Sherbrooke Innopole d'étoffer son plan d'affaires. On nous vend du rêve, mais il y a très peu d'endroits dans le projet où on garde les pieds sur terre. Si le plan demeure le même, je devrai me résigner à voter contre lors de la prochaine séance du conseil municipal. »

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