Le dossier de l'aéroport chemine toujours

Le dossier de l'aéroport de Sherbrooke chemine toujours à Transports Canada... (Imacom, René Marquis)

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(SHERBROOKE) Le dossier de l'aéroport de Sherbrooke chemine toujours à Transports Canada selon le ministre des Infrastructures, des Collectivités et des Affaires intergouvernementales Denis Lebel, qui était de passage à Sherbrooke mardi.

Selon le ministre Lebel, l'ouverture dont a fait preuve la ministre des Transports Lisa Raitt est une bonne nouvelle. Rappelons que dans une lettre acheminée à la Ville de Sherbrooke en juin, la ministre Raitt évoquait la possibilité « d'établir un mécanisme permettant aux aéroports non désignés et à faible risque, comme l'aéroport de Sherbrooke, d'obtenir des services de contrôle de sûreté selon le principe du recouvrement des coûts ».

« Transports Canada est toujours à réfléchir sur comment ils vont avancer dans la situation. L'ouverture a été créée par la ministre Raitt en rappelant que c'est la sécurité aérienne qui est l'essentiel et qu'il y a une obligation de recouvrement de coûts. La question de Mme Raitt était : est-ce que le milieu est toujours intéressé? Le maire a répondu que oui dans une lettre au mois de juillet. Présentement, Transports Canada travaille encore là-dessus, parce qu'il y a des demandes un peu partout au pays. En raison de mon rôle de lieutenant, j'en ai parlé avec la ministre Raitt. Aujourd'hui le dossier continue de cheminer. C'est une bonne avancée. Il y a possiblement des changements réglementaires, et possiblement légaux, à faire alors ils sont là-dessus en ce moment. Ce n'est pas juste de dire oui. Il faut voir les impacts que ça amènera comme travail subséquent. »

M. Lebel n'était pas en mesure d'avancer un échéancier pour le dévoilement d'une solution qui serait proposée par le ministère. « C'est Transports Canada qui peut répondre sur les délais. La bonne nouvelle pour la région, c'est qu'il y a eu de l'ouverture l'été dernier et qu'on travaille sur divers scénarios. »

Denis Lebel ne voit toutefois pas les négociations avec l'aéroport de Burlington comme un incitatif à presser le pas. « Aucunement! Nous bâtissons un pont de 5 milliards $ à Montréal où tout le monde nous dit qu'on ne veut pas de péage et on n'a pas changé d'opinion. On est capables de vivre avec la pression peu importe le milieu d'où elle vient. Ça n'a absolument rien à voir. Ce qu'on voit aujourd'hui dans les régions du pays c'est qu'il y a une opportunité de faire du développement économique supplémentaire tout en respectant les règles de sécurité aérienne. Mais quels sont les impacts d'une telle décision? Quels sont les changements législatifs et administratifs qui doivent être apportés? C'est là-dessus que se font les réflexions dans ce dossier-là. »

Le ministre se dit conscient des fuites économiques potentielles vers les États-Unis. « Tout le long des frontières, peu importe où nous sommes, il y a des aéroports régionaux qui offrent des services à coûts moindres qu'au Canada. C'est une question de marché. C'est une question de produits. Il faut voir comment on est capables chez nous d'offrir encore des tarifs compétitifs. »

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