Une oeuvre d'art pour la maison bleue

Une nouvelle oeuvre d'art public pourrait être installée devant la maison bleue... (Imacom, Frédéric Côté)

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Imacom, Frédéric Côté

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(SHERBROOKE) Une nouvelle oeuvre d'art public pourrait être installée devant la maison bleue du Domaine Howard, tout près de la verrière du bâtiment. Si le conseil municipal approuve le choix de l'oeuvre, elle pourrait apparaître en mai ou en juin 2015.

«Il y a un programme d'oeuvres d'art public à la Ville de Sherbrooke qui est applicable lorsqu'une construction, une rénovation ou un aménagement urbain ou paysager est réalisé à la Ville. Considérant que la maison bleue a subi d'importantes rénovations et qu'on l'a redonnée aux citoyens, nous voyions toute la pertinence d'implanter à proximité une oeuvre d'art public qui commémorera cette rénovation», explique Ann-Janick Lépine, agente professionnelle de développement culturel à la division de la culture de la Ville de Sherbrooke.

Concours

La Ville a donc lancé un concours en novembre 2013. Tous les artistes professionnels et artisans d'art qui résident ou travaillent en Estrie pouvaient participer. Des quinze propositions soumises, trois ont plus particulièrement été sélectionnées pour la réalisation d'une maquette qui serait soumise à un jury.

La réalisation ayant retenu l'attention est Nuée d'éclosions de l'artiste Patrick Beaulieu, originaire d'Orford. La valeur de l'oeuvre est évaluée à 55 000 $. «C'est une oeuvre en trois dimensions constituée d'un lampadaire modifié qui rappelle tout le développement urbain dans lequel le parc évolue. 47 oiseaux de taille réelle, en aluminium, gravitent autour d'un axe central pour rappeler le dynamisme du parc. Ils seront éclairés le soir avec des teintes de violacé et de rosacé qui rappellent la fleur emblème de la ville, soit l'échinacée», précise Mme Lépine.

Selon elle, le concept demande un entretien minimal. «L'oeuvre ne sera pas plus haute que la maison bleue. Par ailleurs, la première fonction de l'art public n'est pas esthétique, mais commémorative. Ici, on souligne le fait de redonner la maison aux citoyens.»

En harmonie

L'oeuvre doit aussi être en harmonie avec le milieu dans lequel elle est implantée.

Certains amoureux d'art pourraient par ailleurs relever que la Ville s'apprête à acheter une oeuvre alors qu'elle s'est départie d'une pièce de sa collection un peu plus tôt cette année. Le Vaisseau lunaire, installé au lac des Nations jusqu'en mai dernier, n'aurait pas pu être transféré au Domaine Howard. «Une collection d'oeuvres d'art est vivante. Il y a des acquisitions et des retraits. Les retraits sont malheureux. Ils ne sont pas souhaitables. Mais dans le cas du Vaisseau lunaire, c'était une oeuvre réalisée dans le cadre de l'Expo 67 qui n'était pas destinée à revivre. Nous savions qu'elle ne pouvait pas vivre encore longtemps. Malgré tous nos efforts, nous avons dû poser un geste responsable en la retirant.»

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