Auberge de jeunesse : La Ville et Commerce Sherbrooke ont offert leur aide

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(SHERBROOKE) Au lendemain de son cri du coeur pour sauver l'auberge de jeunesse Ecobeat du 146 rue Wellington Sud, le propriétaire Sami Gamoudi garde espoir d'obtenir de l'aide. Ayant un retard de paiement de 19 000 $ auprès d'Hydro-Sherbrooke, M. Gamoudi cherche une entente qui lui permettrait d'étaler ses paiements tout en retrouvant la lumière.

L'organisme paramunicipal Commerce Sherbrooke assure avoir fourni des efforts pour venir en aide à l'auberge Ecobeat. «Nous leur avons suggéré de prendre contact avec Pro Gestion Estrie et de travailler à un plan de restructuration de toute l'entreprise», fait valoir Philippe Cadieux, responsable du centre-ville pour Commerce Sherbrooke.

Le propriétaire de l'auberge aurait sollicité de l'aide dès le mois d'août. «Nous n'avons jamais eu accès à leurs chiffres. M. Gamoudi vous dira probablement que le délai était trop court parce qu'il ne disposait que de dix jours pour fournir les papiers nécessaires. La vérité, c'est que ça fait plus de deux mois que nous demandons d'avoir accès à ses chiffres», précise M. Cadieux.

M. Gamoudi affirme qu'il n'arrivait pas à produire les documents nécessaires. «Nous avons deux personnes qui ont déjà de la difficulté à tenir la comptabilité. On nous demandait un plan de réinvestissement, mais nous ne sommes pas à réinvestir. Nos investissements ont été colossaux, soit 1,5 M$, dont la moitié en argent. Nous ne sommes pas surendettés. Je ne suis pas allé voir la Ville pour qu'on me renvoie vers les banques.»

Philippe Cadieux indique que l'auberge a profité de subventions. «Nous sommes tous d'accord pour dire que la fermeture d'un commerce ne réjouit personne. Le concept de l'auberge est génial. C'est un produit de qualité. Il est vrai que dans d'autres pays, la Ville s'investit énormément dans ce genre de bâtiment, ce qui n'est pas le cas ici. Néanmoins, il existe une aide financière au centre-ville pour des travaux intérieurs et extérieurs qui peut atteindre 100 000 % ou 20 % de la valeur des travaux. Ecobeat en a profité et il aurait peut-être été possible d'aller en chercher encore un peu dans la mesure où nous aurions eu accès aux états financiers.»

Le conseiller du centre-ville, Serge Paquin, affirme lui aussi être déçu de constater les problèmes financiers d'une entreprise de son quartier. Il avance que l'auberge aurait touché des subventions de 50 000 $ pour l'aménagement de son rez-de-chaussée et de 30 000 $ pour la réfection de la façade. «En termes de vocation, l'auberge s'inscrit très bien dans notre vision du centre-ville et elle amène une clientèle très pertinente pour le quartier.»

Entente

«Hydro-Sherbrooke prend des ententes avec ses clients, que ce soit du résidentiel, du commercial ou de l'industriel, quand ils font face à des problèmes financiers. De façon générale, quand il n'y a pas respect de l'entente, il y a interruption de courant. Hydro-Sherbrooke n'a pas pour vocation de subventionner des entreprises», affirme M. Paquin.

Sami Gamoudi affirme pour sa part qu'une entente avait été conclue avec Hydro-Sherbrooke, mais qu'elle n'aurait pas été entérinée à la Ville de Sherbrooke. Le propriétaire s'engagerait à payer tous les mois si la dette était étalée sur une période d'un an. La situation avec Hydro-Sherbrooke aurait entraîné le départ de cinq des quinze locataires qui louaient une chambre au mois, pour des pertes de 2500 $ en revenus. Des employés auraient aussi de la difficulté à être payés. La moitié d'entre eux auraient démissionné. «Notre priorité a toujours été de payer nos employés...», clame M. Gamoudi.

«La main a été tendue, mais Commerce Sherbrooke n'a pas droit de vie ou de mort sur un commerce. Si l'entrepreneur ne s'aide pas, on ne peut rien faire», se désole Philippe Cadieux.

«La Ville de Sherbrooke a fait ce qu'elle pouvait et évidemment nous souhaitons que l'entreprise se tire d'affaire, mais ce ne sera pas aux frais des contribuables», a pour sa part conclu Serge Paquin.

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