225 000 $ pour l'incubateur d'entreprises

La Ville de Sherbrooke injectera 225 000 $ par année jusqu'en 2017, un montant... (Imacom, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke injectera 225 000 $ par année jusqu'en 2017, un montant qui sera indexé à l'indice du prix à la consommation, en aide financière à son nouvel incubateur d'entreprises innovantes.

C'est du moins la proposition exposée mardi en comité plénier qui devrait être entérinée lors du prochain conseil municipal. Comme La Tribune le dévoilait la semaine dernière, cet espace pour soutenir les entreprises en démarrage sera installé dans l'ancien poste de police du 400 rue Marquette.

La Ville fournirait donc sans frais les espaces disponibles dans son immeuble en plus d'assumer pendant trois ans toutes les charges qui y sont liées, soit l'équivalent d'environ 33 000 $ par année.

Dans le sommaire décisionnel présenté au conseil, il est mentionné que «l'incubateur offrira d'abord un milieu de vie pour les entrepreneurs et veillera à soutenir les entrepreneurs qui n'ont pas atteint la rentabilité en leur offrant à la fois un programme clé en main de support administratif et d'affaires à très faible coût».

«C'est un outil de développement économique incontournable pour aider les jeunes entrepreneurs dans leurs projets d'affaires. On parle d'aider des entreprises qui ont des innovations difficiles à mettre en marché et à financer. Il faut capter les jeunes qui ont des bonnes idées pour créer des entreprises prospères. Créer un milieu de vie pour les entrepreneurs amènera du dynamisme et de l'interaction et provoquera de la rétention de nos jeunes», explique Chloé Legris, gestionnaire du projet d'incubateur.

Pourquoi un projet d'incubateur? «Parce qu'il y a une nécessité, une urgence de prendre le virage entrepreneurial. S'il y a un salut en développement économique, c'est en misant sur nos forces», a commenté le maire Bernard Sévigny.

«L'entrepreneuriat aide les villes à créer de la richesse, ajoute Josée Fortin, directrice générale à Sherbrooke Innopole. La mondialisation fait en sorte que de partir une entreprise aujourd'hui, ce n'est pas la même chose qu'il y a 25 ans. On fait rapidement face à l'international.»

Tel que mentionné la semaine dernière par La Tribune, le projet verra d'abord le jour sous la forme d'un projet-pilote.

«Il sera important de développer un modèle adapté à nos particularités régionales. Nous sommes jeunes en entrepreneuriat à Sherbrooke. Nous avons une ville bilingue... Il est important que la communauté d'affaires s'approprie l'incubateur», a commenté Chloé Legris.

Le démarrage officiel et l'arrivée progressive des entreprises sont prévus en janvier 2015. Une dizaine d'entrepreneurs ont été identifiés et rencontrés pour participer à cette première étape.

Inquiétudes

Plusieurs élus, dont Pierre Tardif, Jean-François Rouleau et Hélène Dauphinais ont démontré leur inquiétude quant à l'absence de mécanisme pour assurer la rétention des entrepreneurs participants.

«Rien ne dit que ces gens-là vont rester après avoir reçu nos services pendant trois ans», a formulé Pierre Tardif.

Jean Bibeau, entrepreneur, consultant et doctorant s'intéressant à l'entrepreneuriat, a mentionné que «si on arrive à créer une synergie, les gens ne voudront plus partir».

M. Rouleau aurait aussi souhaité une participation du privé plus importante. Le Comité de promotion industrielle de Sherbrooke contribue pour 675 000 $ répartis sur trois ans.

Hélène Dauphinais aimerait pour sa part qu'un large appel d'offres soit lancé pour assurer une équité envers tous les entrepreneurs qui voudraient profiter de l'incubateur.

Annie Godbout, très favorable au projet, se disait mal à l'aise avec le cadre financier, à hauteur de 1 M$, qu'elle trouvait élevé pour un projet-pilote. Elle aurait aussi souhaité une plus grande participation des autres paliers de gouvernement. «Qu'on ait 100 % de la charge, je ne suis pas confortable avec ça alors que nous n'avons pas défini entre nous ce que sont nos attentes et nos indicateurs de performance. J'ai l'impression qu'on fait un chèque en blanc.»

Josée Fortin a rappelé que la décision de la Ville portait sur sa participation financière et sur l'emplacement de l'incubateur seulement. «Nous avons un C.A. qui est mandaté par la Ville et qui a déjà pris une décision sur le concept.»

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