Deux incendies en moins de 24 heures au relais Saint-François

Deux incendies ont été allumés en moins de 24 heures dans des bâtiments situés... (Archives La tribune, Claude Poulin)

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(Sherbrooke) Deux incendies ont été allumés en moins de 24 heures dans des bâtiments situés sur le site de l'ancien Relais Saint-François du Centre jeunesse de l'Estrie à Sherbrooke.

Même si les bâtiments sont abandonnés depuis plusieurs années, les dommages causés par le deuxième incendie à un bâtiment secondaire s'élèvent à environ 50 000 $.

Le Service de police de Sherbrooke a ouvert une enquête sur ces deux incendies criminels allumés au 3050 de la rue Charles-Hamel.

Le lieutenant-inspecteur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke (SPIS) Gilles Pelland explique que les deux incendies ont l'apparence de gestes de vandalisme.

«Les squatteurs n'allument pas d'incendie dans les endroits où ils se rendent. Ces gestes relèvent davantage du vandalisme. Cette fin de semaine, le premier incendie a été allumé dans le bâtiment principal. Des résidus trouvés sur place ont été placés ensemble, puis allumés. Étant donné que cette construction est en béton, il y a eu peu de dommages», explique Gilles Pelland.

L'incendie a été allumé vers 23 h 30 dans la nuit de lundi à mardi dans un bâtiment adjacent aux installations principales.

«Le feu a été allumé dans le sous-sol. Une partie du plancher du premier palier s'est effondré. La structure du bâtiment risque maintenant de s'affaisser. Le bâtiment devra être détruit dans les prochains jours», mentionne le lieutenant-inspecteur Pelland.

Ce dernier explique que les incendies allumés dans les bâtiments qui sont squattés peuvent être très dangereux.

«Il n'y a pas de détecteur de fumée ou d'alarme dans ces bâtiments. Les gens qui sont à l'intérieur peuvent être gravement blessés ou même mourir s'ils ne se rendent pas compte qu'un incendie a été allumé. Ces lieux sont supposés être inhabités, mais nos pompiers sont sensibles au fait qu'ils peuvent être squattés et portent attention à ce fait lorsqu'ils entrent à l'intérieur pour combattre un incendie», mentionne Gilles Pelland du SPIS.

Ce dernier mentionne que les pompiers se rendent à l'occasion sur les lieux de bâtiments squattés pour des débuts d'incendie. L'explosion d'une bonbonne de propane près d'un abri de fortune sur la rue Pacifique à la fin septembre ou l'incendie à l'ancienne usine C.S Brooks de la rue Pacifique en octobre 2013 sont deux exemples semblables survenus au cours des dernières années.

«Il y a peu de bâtiments qui sont squattés à Sherbrooke. Nos policiers connaissent les endroits et y portent attention lors de leurs patrouilles régulières. Des démarches ont été entreprises avec le propriétaire des lieux pour bien barricader les ouvertures», mentionne le porte-parole du SPS, Martin Carrier.

Le site de l'ancien relais Saint-François appartient à Gestion immobilière Santi qui compte y établir le projet domiciliaire Place de la source.

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