L'auberge Ecobeat lance un SOS

L'auberge de jeunesse Ecobeat lance un cri du coeur à la Ville et aux... (Imacom, Jocelyn Riendeau)

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(Sherbrooke) L'auberge de jeunesse Ecobeat lance un cri du coeur à la Ville et aux Sherbrookois : elle a besoin de leur aide pour continuer à offrir ses services. Et l'affaire est plutôt pressante; l'électricité a été coupée il y a quelques jours.

Après son premier hiver d'existence, l'auberge qui compte 90 lits s'est retrouvée avec une facture d'électricité beaucoup plus salée que prévu en raison d'un problème survenu lors de l'installation du système de chauffage. Les administrateurs n'ont pas réussi à prendre une entente avec Hydro-Sherbrooke qui leur permettrait de continuer à avoir de l'électricité le temps de se relever de cette affaire. Sami Gamoudi, l'un des instigateurs du projet, demande donc à la Ville d'accorder une entente à l'entreprise.

Et la situation doit se régler rapidement si l'auberge veut maintenir ses activités.

« La plupart des auberges de jeunesse à travers le monde ont été subventionnées à un moment par leurs villes. Et elles ne le font pas pour rien; l'apport économique et touristique d'une auberge est énorme », soutient M. Gamoudi.

Celui-ci estime qu'environ 90 % de sa clientèle ne visiterait pas Sherbrooke si celle-ci ne comptait pas d'auberge de jeunesse. Les touristes de passage à l'Ecobeat consomment principalement au centre-ville, dit-il, puisque l'établissement y est situé.

« Certains nous appellent le soleil de la Wellington Sud », dit d'ailleurs M. Gamoudi. La bâtisse dans laquelle est installée l'auberge a été presque entièrement retapée pour l'occasion, un autre aspect à ne pas négliger dans une ville qui souhaite revitaliser son centre-ville, soulève M. Gamoudi.

L'auberge demanderait à la Ville une aide au niveau des services municipaux, notamment l'Hydro. Une demande légitime, estiment les administrateurs, étant donné l'apport qu'ils font à la ville.

« Les commerces veulent tous qu'on reste ici. On ne fait pas de compétition aux hôtels, on est une nouvelle offre, on amène des gens qui ne seraient pas venus sinon et qui consomment ailleurs, et on a retapé une bâtisse délabrée », résume M. Gamoudi.

Sur le comptoir à l'entrée de l'auberge, une pétition « d'environ 600 noms » a d'ailleurs été signée par des gens qui veulent démontrer que celle-ci leur tient à coeur.

Rappelons que la Municipalité a subventionné par le passé d'autres établissements d'hébergement, notamment l'hôtel Times.

Citoyens à la rescousse

Une fois le problème d'électricité réglé, l'auberge invitera les Sherbrookois à s'approprier les lieux. « Les auberges de jeunesse, c'est un mélange entre le voyage et le local. Les gens qui viennent ici ont le goût de voyager local. Ils veulent voir les gens de la ville, les artistes d'ici, et partager avec eux », explique M. Gamoudi.

Les lieux communs de l'auberge sont donc un lieu idéal pour aller prendre un café, manger une bouchée ou assister aux spectacles qui s'y donnent tout en échangeant avec des voyageurs de passage, dit-il.

L'auberge Ecobeat fait partie du réseau des HI Hostels, qui compte des établissements répartis à travers le monde.

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