Des agents du SPS en civil dans les autobus de la STS

Jeudi soir, trois jeunes femmes visiblement en état... (IMACOM, Julien Chamberland)

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Jeudi soir, trois jeunes femmes visiblement en état d'ébriété ont décidé de se mettre à chanter dans un autobus de la STS d'un volume de voix nettement rop élevé pour un endroit public. Elles se sont rapidement faites avertir par un autre étudiant de baisser le ton pour éviter d'être expulsées.

IMACOM, Julien Chamberland

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) Des agents du Service de police de Sherbrooke habillés en civil prennent place dans les autobus de la Société de transport de Sherbrooke (STS), tout particulièrement sur des lignes fréquentés par des étudiants, afin d'intervenir rapidement en cas de débordements.

La Tribune a découvert la présence d'agents à bord des autobus puisque sa journaliste se trouvait dans un de ceux-ci jeudi soir afin de prendre connaissance du comportement des usagers à la suite des dénonciations des chauffeurs de la STS lundi dernier au conseil municipal concernant le comportement problématique des étudiants.

Ainsi, à 20h06, la journaliste ainsi que le photographe ont pris place sur le quai d'embarquement de la ligne 8, en direction du centre-ville, avec plusieurs étudiants qui désiraient quitter le campus principal. La majorité d'entre eux avait pris part aux différents 4 à 7 organisés par les facultés; l'odeur d'alcool ainsi que la présence de chopes dans leurs mains ne laissant aucun doute sur leur occupation des dernières heures.

Vêtus de dossards, des étudiants des différentes facultés responsables des 4 à 7 distribuaient des prospectus imprimés par la STS. «Utiliser le transport collectif c'est pratique, économique, écologique et convivial... sauf quand les règles de civilité sont enfreintes», peut-on lire sur le papier. On y retrouve également un rappel de quelques règlements en vigueur dans les autobus.

Accompagnés de gardiens de sécurité de l'Université, ils encourageaient les utilisateurs du transport en commun à faire preuve de respect. «Soyez respectueux, ne soyez pas dérangeant pendant le trajet, tout le monde en sort gagnant», criaient-ils à l'intention des étudiants qui embarquaient dans l'autobus.

Et les avertissements semblent porter ses fruits puisque les étudiants, bien que bruyants, avaient un comportement adéquat. Après quelques minutes de trajet, trois jeunes femmes visiblement en état d'ébriété se sont mises à chanter, d'un volume de voix nettement trop élevé pour un endroit public. Rapidement, un garçon a averti le trio de baisser le volume s'il ne désirait pas recevoir un constat d'infraction ou encore être expulsé. Les trois chanteuses se sont alors tues et le reste du chemin s'est déroulé sans encombre.

Le seul problème est survenu alors qu'un groupe de jeunes hommes ont remarqué l'appareil photo du photographe de La Tribune. Visiblement choqués par sa présence, les trois étudiants ont manifesté leur mécontentement.

Arrivés à la Station du dépôt située au centre-ville, les trois jeunes hommes ont continué d'apostropher le photographe concernant les photos ayant été réalisées lors du trajet. C'est à cet instant que deux policiers habillés en civil ont décidé d'intervenir afin de calmer la situation. Ils se sont identifiés en tant que policiers et ont discuté avec les jeunes hommes pendant quelques minutes. Ceux-ci ont pu quitter, sans avoir reçu de constat d'infraction.

Interrogé par La Tribune, le porte-parole du SPS, Martin Carrier, a confirmé la présence d'agents de police à bord des autobus. «Il y a effectivement des policiers habillés en civil qui embarquent dans les autobus sur des lignes jugées problématiques. Nous l'avons déjà fait dans le passé et nous avons recommencé à le faire dernièrement. Ça fait partie de notre stratégie afin d'assurer la sécurité de tous dans le transport en commun», explique-t-il.

Jusqu'à présent, aucun constat n'a été remis à des étudiants en lien avec des débordements dans le transport en commun. Le SPS reste toutefois à l'affut des situations problématiques.

«Nous effectuons des contrôles de routine dans les autobus. Le policier arrête le véhicule et monte à l'intérieur question de voir si tout se déroule bien», soutient le porte-parole du SPS.

Il est trop tôt pour évaluer si l'augmentation de la présence policière contribue à diminuer les comportements dénoncés par les chauffeurs de la STS. Le SPS assure toutefois être proactif dans ce dossier.

«Nous sommes présents aux tables de discussion et nous travaillons en collaboration avec nos partenaires pour trouver des pistes de solution», conclut Martin Carrier.

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