L'avenir des deux manèges militaires reste en suspens

Plusieurs intervenants sherbrookois ont été surpris d'apprendre que l'avenir... (Imacom, Claude Poulin)

Agrandir

Imacom, Claude Poulin

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(SHERBROOKE) Plusieurs intervenants sherbrookois ont été surpris d'apprendre que l'avenir des deux manèges militaires sherbrookois était compromis en raison des nombreux travaux qui seraient nécessaires pour les remettre en état.

Michel Harnois, directeur de la Société d'histoire de Sherbrooke, est du nombre. « Comme simple observateur, il peut apparaître précipité de parler de la démolition de ces bâtiments », dit-il. En effet, vus de l'extérieur, ces deux bâtiments semblent bien entretenus et en bon état. Mais comme c'est souvent le cas avec des bâtiments centenaires, « l'évolution des besoins amène aussi à remettre en doute la décision de conserver de vieux immeubles », ajoute M. Harnois.

Impossible pour le moment de savoir où en sont exactement les projets des Forces armées canadiennes. En effet, les Forces armées canadiennes n'ont toujours pas répondu à la demande d'entrevue déposée par La Tribune. « Le plan en ce qui concerne les édifices est toujours à l'étude », a simplement fait savoir le capitaine Jean-Pierre Beaudoin des affaires publiques.

Pour parvenir à préserver ces bâtiments, il n'y a pas 1000 façons de faire. Pour Michel Harnois, il faut tout simplement occuper ces bâtiments, leur trouver une autre fonction.

« Les besoins des Forces canadiennes ont peut-être changé, mais ces bâtiments-là, s'ils sont sains, il faut leur trouver un nouvel usage », insiste Michel Harnois.

Si personne ne se présente dans un immeuble pendant plusieurs jours, il est voué à la démolition dans un avenir rapproché. « Le pire des scénarios, ce serait de barricader les édifices. »

« Pour conserver un immeuble sain, il faut que des gens viennent y travailler tous les jours. Comme ça, si le toit se met à fuir ou qu'une fenêtre se brise, il sera possible d'agir rapidement pour empêcher la dégradation », donne-t-il en exemple.

La vieille prison Winter représente l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire : barricadée, sans vocation depuis 1979, il devient de plus en plus pressant - et de plus en plus difficile - de la protéger de la démolition.

« 99 % de la population voudrait visiter la vieille prison, donc, sa valeur historique est si importante qu'on ne voudrait pas la détruire, il y aurait un tollé. »

Les coûts et la complexité du chantier sont toutefois plus importants aujourd'hui étant donné que toutes ces années ont passé sans entretien. Il faudrait donc éviter de faire pareil avec les manèges militaires si jamais les Forces armées canadiennes décidaient d'abandonner leurs édifices. « On donne un second souffle à un bâtiment en lui changeant sa vocation. »

Du côté de la Ville de Sherbrooke, la possible démolition des manèges militaires a aussi représenté une surprise de taille.

La Ville est d'ailleurs à élaborer son plan d'action sur 10 ans relié à la Politique du patrimoine culturel de Sherbrooke qu'elle a déposée en juillet 2013.

« Le patrimoine comprend tout ce qui est immobilier (les édifices), le mobilier (oeuvres d'art, archives, etc.) et immatériel (le savoir-faire, les croyances...). Du côté immobilier, le travail est à faire pour faire l'inventaire », soutient Yves Masson, chef de division de la culture à la Ville de Sherbrooke.

Par le passé, certaines des anciennes villes avaient déjà effectué un travail de recensement, comme dans l'arrondissement de Lennoxville. D'autres n'ont jamais été caractérisées, comme Deauville entre autres.

« C'est un projet emballant, mais il faudra y aller un pas à la fois », ajoute M. Masson.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer