Les employés de la STS croient être «les pires victimes de la loi 3»

Les employés de la Société de transport de Sherbrooke (STS) ont manifesté à... (Imacom, Jessica Garneau)

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(SHERBROOKE) Les employés de la Société de transport de Sherbrooke (STS) ont manifesté à leur tour contre le projet de loi 3 sur les régimes de retraite des employés municipaux, jeudi, en distribuant des dépliants à l'extrémité sud du pont Jacques-Cartier. Ils déplorent notamment de devoir renégocier une entente qui devait pourtant être valide jusqu'en 2018.

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 Denis Beaudin

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« Ce sont les pires victimes de la loi 3! » a lancé Denis Beaudin, président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Estrie (CCSNE).

La CSN représente trois syndicats de la STS comptant 70 membres qui font tous partie du même régime de retraite. Il s'agit des syndicats de l'entretien, des chauffeurs d'autobus adaptés et des employés de bureau.

« Ils avaient déjà réglé leurs problématiques à la dernière négociation. Nous avons une convention collective qui se termine en 2018. Les employés ont accepté d'augmenter les cotisations et de diminuer leurs protections pour qu'au terme de la convention, leur régime de retraite soit capitalisé à 100 %. Et on est en chemin de le faire. Nous n'avions pas besoin que le gouvernement se mêle de ça et pénalise ceux qui ont déjà fait la job! »

M. Beaudin estime que le projet de loi 3 lèse les syndiqués en brimant leur droit de négocier librement leurs conditions de travail. « Ce qui est odieux pour ces employés, c'est que la loi 3 ne prend pas en considération l'état actuel du régime. Qu'il soit capitalisé à 85 % ou 99 %, on ne fait pas de différence. Qu'il soit dans le trou de trois milliards ou de 10 000 $, on ne fait pas de différence. Tout le monde paye, tout le monde est pénalisé. »

Le président du CCSNE ne croit pas que les amendements proposés la semaine dernière par le ministre Pierre Moreau sont suffisants. « Les amendements sont minimes et ne font que retarder la négociation. Ils sont ridicules. Ça n'enlèvera pas qu'au bout de la ligne, il faudra payer 50-50 quand dans la dernière négociation nous avons fait des compromis pour payer 40 % de notre régime de retraite au lieu de 50 %. Nous avions laissé aller des choses. Nous avons respecté la capacité de payer de l'employeur, sinon il n'y aurait pas eu d'entente de principe avec l'employeur. »

D'autres moyens de pression sont à prévoir et M. Beaudin évite d'en dévoiler la nature pour le moment. « Nous nous mobilisons contre l'austérité du gouvernement. J'en profite pour mentionner que le Conseil central de l'Estrie accentuera ses moyens de visibilité pour contrer l'austérité de ce gouvernement qui enlève les droits fondamentaux des Québécois. Il y aura sûrement 24 heures de perturbation à un certain moment. Il faut qu'on se fasse entendre! Nous essaierons fortement de rester dans la légalité. »

La trentaine d'employés présents à la manifestation jeudi avaient terminé leur journée de travail au moment de protester.

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