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Biscuits chinois, bonbons et tatouages pour faire régner le respect à la faculté

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Le bar à bonbons a fait fureur lors de la journée du respect, mentionne  la Faculté de médecine et des sciences de la santé de l'UdeS.

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<p>Chloé Cotnoir</p>
Chloé Cotnoir
La Tribune

(SHERBROOKE) « Dénigreurs, les courriels vous donnent l'illusion de l'invisibilité. » Voilà le genre de message que les employés, professeurs et étudiants de la faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) de l'Université de Sherbrooke ont récemment reçu... dans des biscuits chinois!

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La station de tatouage.

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Cette initiative de la direction prenait place à l'occasion de la Journée FMSS-Respect, tenue le 25 septembre. Activité annuelle, cette journée vise à mobiliser l'ensemble des membres de la faculté à l'importance de bâtir et de maintenir un climat de travail et d'études sain et harmonieux.

En plus des centaines de biscuits chinois faits sur mesure pour l'événement, la direction a offert aux employés et aux étudiants des centaines de chandails portant la mention « Université de Sherbrooke » à l'avant et « FMSS-Respect » à l'arrière, un bar à bonbons et des tatouages temporaires; des dépenses que plusieurs jugent tout à fait inadmissibles dans le contexte budgétaire actuel.

« On est nombreux à être réellement insulté par ces dépenses! Alors que l'Université annonce qu'elle doit couper des postes, la faculté fait faire des centaines de biscuits chinois personnalisés et offre à tout le monde des t-shirts. Ce sont même des étudiants qui sont venus me faire part de leur mécontentement », dénonce une employée de la FMSS préférant ne pas être identifiée par peur de représailles.

Selon elle, c'est pour calmer la tension palpable entre les employés et la partie patronale que la direction a décidé de lancer ces messages. « La tension est vraiment forte en ce moment et on dirait que la faculté veut nous faire croire que tout va bien. Mais là, les dépenses engrangées pour les biscuits chinois sont réellement inappropriées. »

«On a beau être dans une période de compressions budgétaires, on n'est pas gênés de déployer cette activité.»


Une activité de 1000 $

Le doyen adjoint de la FMSS, Dominique Dorion, également vice-doyen à la vie étudiante par intérim, indique que l'activité a coûté un peu moins de 1000 $; le budget de la FMSS, pour sa part, est d'un peu moins de 70 M$. La faculté, qui regroupe plusieurs campus, compte un peu plus de 1000 étudiants. La promotion d'une politique sur le respect fait partie des obligations demandées par certains organismes d'agrément, note M. Dorion, en rappelant que la loi exige également une politique en lien avec cette thématique. « On a beau être dans une période de compressions budgétaires, on n'est pas gênés de déployer cette activité », commente-t-il tout en se disant sensible à ce que vivent les employés pendant cette période de turbulences.

« C'est une activité annuelle depuis plusieurs années, quatre ou cinq ans, qui a pris plusieurs formes. » M. Dorion fait aussi valoir que si une telle initiative peut permettre d'éviter un seul cas d'intimidation ou de harcèlement, le jeu en vaut la chandelle. À ses yeux, cela fait aussi partie de la mission de la FMSS de sensibiliser les futurs professionnels de la santé à cette question.

- Avec Isabelle Pion

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