Les chauffeurs de la STS en ont assez des étudiants ivres

Les chauffeurs d'autobus du Service de transport de Sherbrooke (STS) en ont... (Archives La Tribune)

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(SHERBROOKE) Les chauffeurs d'autobus du Service de transport de Sherbrooke (STS) en ont assez de devoir composer avec les étudiants ivres dans leurs véhicules en soirée. Excédés, craignant pour leur sécurité, ils ont demandé au conseil municipal d'intervenir lundi.

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Un groupe de chauffeurs de la STS a présenté ses doléances au conseil, lundi, espérant que cesse le chahut causé par des étudiants dans les véhicules du transport en commun.

Imacom, Frédéric Côté

Au début de la période de questions réservée aux citoyens, plusieurs employés de la STS ont entonné bruyamment un « Ohé! Ohé! »

« C'est un minuscule échantillonnage de ce que nos collègues qui travaillent le soir ont à subir presque toutes les semaines », a commencé Yves Houle, président du syndicat des chauffeurs de la STS.

M. Houle cite les 5 à 8 et les partys organisés dans le quartier universitaire comme des sources de problèmes qui se transportent dans les autobus, qu'il s'agisse d'une session d'automne, d'hiver ou d'été. « Ils cherchent à se rendre dans les bars du centre-ville en même temps que d'autres rentrent chez eux ou sortent de leurs cours. Ceux qui normalement prendraient l'autobus pour aller travailler sont en train de se raréfier parce que notre service en soirée n'est plus fiable en raison des interventions que nous avons dû faire.

« Nos collègues nous racontent toutes sortes d'histoires d'horreur. Il y a des passagers qui montent à bord avec les pantalons maculés d'urine, des étudiants qui traversent les voies de circulation sans soucier des véhicules qui y circulent, ou des quais d'embarquement tellement bondés que même s'en approcher s'avère dangereux », cite encore M. Houle.

Le président du syndicat ajoute que plusieurs tentent de transporter des boissons alcoolisées en plus de crier ou de chahuter le chauffeur. « Depuis 2010, le sujet fait partie de nos discussions tant en relations de travail qu'en santé et sécurité. Plus on avance dans le temps, pires sont les comportements. À moyen terme, c'est non seulement la réputation de l'Université qui sera entachée, mais ça rejaillira sur toute la communauté sherbrookoise. »

Yves Houle a affirmé avoir l'impression que les intervenants responsables à l'Université de Sherbrooke font la sourde oreille. « Nous avons l'impression que ce dossier n'avance pas comme il le devrait parce que nous n'avons pas la collaboration de tout le monde. »

Le président de la STS, Bruno Vachon, a affirmé son intention d'apporter des correctifs. « Des actions vont être prises. C'est intolérable ce qui se passe. Nous ferons ce qu'il faut pour rétablir l'ordre pour les lignes 8 et 14. Nous sommes conscients de la problématique. La semaine dernière, j'ai eu un entretien avec la directrice de la STS et j'ai reçu un sérieux constat. »

Dans ce constat se trouve notamment la nécessité pour le Service de police de Sherbrooke d'intervenir et de vider certains autobus lors d'événements jugés « excessifs ». M. Vachon ajoute que quelques plaintes ont été enregistrées de la part d'usagers réguliers qui ont été privés de service à cause des autobus pleins ou du comportement de certains autres passagers.

« Nous comptons deux bancs arrachés et une vitre d'abribus brisée, et nous avons ramassé des canettes dans les abribus et aux stations. Un superviseur s'est fait intimider et même pousser par un étudiant. Plusieurs chauffeurs sont tannés de cette situation, certains ont peur et ont subi de l'intimidation. Plusieurs essaient d'éviter les assignations sur les lignes 8 et 14 le jeudi soir. Certains chauffeurs sont à bout de nerfs et nous signalent qu'ils sont sur le bord d'exploser », confirme le président de la STS.

« La semaine dernière, une rencontre a été demandée pour évaluer si une amende salée pouvait être donnée aux étudiants pour passer un message plus clair et dissuasif », ajoute-t-il.

Le conseiller Jean-François Rouleau a une fois de plus lancé une salve à l'Université. « On dirait qu'ils ne sont pas là où ils devraient être. Nous voulons travailler avec eux pour trouver des solutions communes. »

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