Un bâtiment pour freiner l'exode des scientifiques entrepreneurs

La Ville de Sherbrooke a amorcé une procédure... (Imacom, Claude Poulin)

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La Ville de Sherbrooke a amorcé une procédure d'amendement de zonage pour permettre la construction d'un bâtiment adapté aux entreprises du domaine de la vie.

Imacom, Claude Poulin

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(SHERBROOKE) La Ville de Sherbrooke a amorcé une procédure d'amendement de zonage pour permettre la construction près de l'entrée du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke d'un bâtiment multilocatif adapté aux entreprises du domaine de la vie. Le projet piloté par Sherbrooke Innopole verrait le jour à l'intersection de la 12e Avenue et de la rue James-Quintin, sur le terrain au sud de la voie d'accès vers le CHUS.

Le projet avait été dévoilé par la directrice de la filière Développement des affaires Sciences de la vie de Sherbrooke Innopole Josée Blanchard en mars dernier. La construction était envisagée dans un horizon d'un an et visait à combler un besoin pour des locaux scientifiques.

«Les entreprises spécialisées en sciences de la vie ont des besoins particuliers en locaux et en équipements locatifs pour maintenir leurs activités. Les locaux existants sont soit trop grands ou mal adaptés. Les propriétaires hésiteront à installer à leurs frais des équipements spécialisés, des hottes chimiques ou des laboratoires, par exemple, et les entreprises n'ont pas toujours les moyens de défrayer les coûts. Le bâtiment multilocatif serait donc un clé en main», explique Marie-Eve Poliquin, directrice des communications à Sherbrooke Innopole.

«Sherbrooke Innopole a besoin dans ce secteur de locaux plus petits que ce qui était actuellement permis, explique le conseiller municipal Vincent Boutin. On vise des entreprises dont le démarrage est fait et qui en seraient peut-être à la deuxième étape, par exemple pour des condos industriels. On veut diminuer les obstacles comme les coûts de location pour les petites compagnies et limiter l'exode des cerveaux. On veut garder les étudiants de l'Université, qui sont nos futurs entrepreneurs.»

M. Boutin précise que des commerces pourraient s'installer au premier étage du futur bâtiment. «On veut permettre un petit volet commercial. C'est un secteur qui est assez isolé. Il y a la barrière physique qui est l'autoroute. Il n'y a pas de trottoir ou de piste cyclable qui permet d'aller rejoindre la rue Brûlotte. On veut donc permettre une offre de services aux gens du CHUS et à ceux qui travailleront à cet endroit. On ne veut pas compétitionner le futur pôle commercial au coin de la 12e Avenue et de Brûlotte, donc on a limité le nombre de pieds carrés pour le commercial et le nombre d'entreprises qui pourront être là. On a permis le service au volant pour ne pas cannibaliser le futur pôle commercial. Je vois d'un bon oeil cette modification qui pourrait amener de jeunes entrepreneurs dynamiques.»

Une consultation publique concernant cette demande d'amendement est prévue le 27 octobre à la salle du Parvis. Les procédures en cours laissent croire que le bâtiment ne sera pas terminé au moment souhaité initialement.

«C'est toujours plus long qu'on l'espèrerait, il y a un peu de retard, mais l'objectif est d'offrir les locaux quelque part en 2015. Nous sommes à étudier les moyens de réduire les coûts de construction. Peut-être que le projet aura mis 15 mois à voir le jour, au lieu de 12, mais nous voulons le faire à faibles coûts. Nous sommes en discussion avec les entreprises qui sont intéressées. Nous espérons en accueillir entre quatre et dix», précise Mme Poliquin.

La directrice des communications ajoute que le projet avance et qu'il demeure une priorité pour Sherbrooke Innopole.

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