Des organismes d'aide alimentaire frappés de plein fouet

Les changements au Plan de lutte à la pauvreté annoncés il y a un an frappent... (Archives La Presse)

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(SHERBROOKE) Les changements au Plan de lutte à la pauvreté annoncés il y a un an frappent de plein fouet des organismes communautaires de la région.

C'est le cas à la Grande Table qui vient de recevoir une autre tuile sur la tête en quelques semaines. Le projet des « p'tites boîtes à lunch », qui permet la distribution des repas à des écoliers en milieu défavorisé à Sherbrooke souffrira des coupures.

«Nous avons appris de la CRÉ (Conférence régionale des élus) de l'Estrie que le Plan de lutte à la pauvreté ne sera pas prêt pour juin 2015», affirme Ginette Valcourt, directrice de la Grande Table.

«L'enveloppe budgétaire des boîtes à lunch ne sera donc pas disponible à temps. Nous avons eu la nouvelle la semaine dernière.»

Lancé en février 2013 à Sherbrooke, le programme des « p'tites boîtes à lunch » permet cette année de distribuer des repas à 110 enfants de sept écoles primaires de Sherbrooke.

Mme Valcourt ne pense pas que cette distribution soit menacée, mais on devra faire autrement. Le budget total du programme se situe à 65 000 $. De la CRÉ, la Grande Table recevait 26 000 $.

«Nous avons une fondation qui nous aide. Nous demandons l'aide de la communauté pour poursuivre ce programme», ajoute la directrice générale.

«Le projet n'est pas menacé dans l'immédiat. Il faut continuer, car ce sont les enfants qui vont être pénalisés.»

Cette restriction budgétaire se présente peu de temps après celle annoncée par la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke qui a procédé à des compressions dans l'aide alimentaire pour les jeunes du secondaire. Rappelons que la Grande Table redoute une augmentation de la demande pour ses services d'aide alimentaire de la part des familles à faible revenu.

L'organisme Moisson Estrie n'est pas épargné non plus par le plan annoncé il y a un an par le gouvernement de Pauline Marois. Pour la banque alimentaire sherbrookoise, les coupures se feront sentir du côté de la sollicitation de fournisseurs de denrées.

«Nous avons des ententes avec des productions de fruits et de légumes ainsi qu'avec des commerces qui nous fournissent en aliments. Mais quand il y a un changement, quand un partenaire ne peut plus nous fournir, il faut en trouver un autre», explique Geneviève Côté, directrice générale de Moisson Estrie.

«C'est le budget pour la sollicitation, pour cherche un nouveau fournisseur, qui fera défaut.»

Selon Mme Côté, une vingtaine d'organismes dépendent de ce service, comme la Chadronnée, l'Armée du salut et des banques alimentaires estriennes.

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