Une quarantaine de citoyens ont planché ferme sur la fiscalité

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(SHERBROOKE) Une quarantaine de citoyens ont planché ferme sur le thème de la fiscalité, mercredi au Musée de la nature et des sciences, dans le cadre de la Commission d'examen sur la fiscalité québécoise. Ils ont abordé les thèmes de l'équité, des entreprises, du travail et de l'épargne, et de la tarification.

La Commision a pour mandat d'effectuer un examen de la fiscalité au Québec pour accroître l'efficacité, l'équité et la compétitivité du régime fiscal tout en assurant le financement des services publics.

« Je peux vous dire une chose : les jeux ne sont pas faits. Toutes les bonnes idées seront retenues et analysées », a fait savoir Luc Godbout, président de la Commission d'examen et directeur du département de fiscalité de l'Université de Sherbrooke. « C'est quand même quelque chose de rare que le gouvernement du Québec amorce une réforme de la fiscalité. Dans les 60 dernières années, c'est arrivé trois fois. »

Il a aussi tenu à rassurer les participants sur leurs connaissances du domaine à l'étude. « Nous ne nous attendons pas à ce que vous soyez des fiscalistes ou des spécialistes de la loi fiscale. Nous voulons entendre vos préoccupations en tant que citoyens. »

Les idées ont fusé dans toutes les directions. Il a par exemple été suggéré de donner plus de pouvoirs au vérificateur général pour éviter le gaspillage au sein des sociétés d'État. L'ajout d'une imposition sur les successions, bien qu'elle n'ait pas fait l'unanimité, a aussi été suggéré.

Certains souhaitent que les tarifs soient modulés, pour les garderies par exemple, en fonction de la capacité de payer des citoyens. Plusieurs s'entendaient notamment sur une taxation plus importante des produits de luxe, sur la malbouffe, la cigarette et l'alcool, de même que sur les véhicules émettant une forte quantité de CO2. En contrepartie, des participants aboliraient la taxe santé.

Un groupe a avancé l'idée d'abolir les assurances médicales privées en entreprises pour les remplacer par une assurance médicale publique unique et d'ajouter des mesures de rétention pour les professionnels dont le coût de formation est élevé pour qu'ils paient des impôts ici. Plusieurs aimeraient par ailleurs que des cours de fiscalité gratuits soient offerts à un plus grand nombre de citoyens.

Enfin, un homme a proposé de créer un fonds semblable au REEE qui pourrait servir à d'autres fins, mais qui bénéficierait du même type de contrepartie de la part du gouvernement.

« Le délai pour la consultation est beaucoup trop court et nous n'avons pas eu l'information adéquate. Nous nous inquiétons pour la crédibilité de cette consultation », s'est en outre inquiétée une dame.

La Commission tiendra des consultations publiques à Montréal du 20 au 23 octobre à Montréal, et à Québec du 28 au 30 octobre. Pour obtenir une audience, les personnes ou groupes intéressés devront avoir fait parvenir un mémoire à la commission avant le 10 octobre. Elle devra ensuite déposer son rapport au plus tard le 31 décembre.

En après-midi, Solidarité populaire Estrie avait tenu une manifestation contre la commission, plaidant que les orientations du gouvernement Couillard sont déjà choisies.

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