Transport scolaire: une note de 135 000 $ pour les écoles privées

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Les élèves de certaines écoles privées qui utilisaient le transport organisé par la CSRS se sont désistés du service, en raison de l'augmentation des coûts. Cela se reflète sur la circulation automobile autour de certaines écoles, comme ici au Salésien.

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Conséquence de la hausse des frais de transport scolaire pour les écoles privées desservies par la CSRS, environ 25 % des élèves qui utilisaient ce service se sont désistés. Résultat : les écoles privées doivent éponger la facture, qui s'élève à quelque 135 000 $. Elles sont toujours à la recherche d'une autre option pour la prochaine année scolaire.

La Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) s'occupe du transport de quelques écoles privées en sol estrien. À la suite d'une coupe d'environ du tiers de la subvention de transport versée par Québec, la CSRS a refilé la facture aux écoles privées : le Collège Mont Notre-Dame, le Séminaire de Sherbrooke, le Salésien, le Collège du Sacré-Coeur, l'École secondaire de Brompton (ESB) et le Collège François-Delaplace.

Les écoles privées étudient différents scénarios pour l'an prochain, afin de trouver un plan B.

Les quatre premiers établissements sont les plus touchés pour le partage de la facture, puisque peu d'élèves étaient transportés par la CSRS à l'ESB et au Collège François-Delaplace. Afin de compenser le manque à gagner, les écoles ont augmenté la facture de transport des parents d'environ 200 $. Après avoir annoncé la hausse, les institutions privées ont demandé aux parents de leur laisser savoir d'ici le 30 septembre s'ils continuaient d'utiliser le transport organisé par la CSRS. Au total, environ 450-500 élèves se sont désistés.

« On parle de 25 % d'élèves qui ont annulé le transport. Je m'attendais à 10 %, pas à 25 % », commente le président de l'Association des écoles privées de l'Estrie (AEPE) et directeur général du Salésien, Raymond Lepage.

Plusieurs parents ont décidé de se tourner vers la STS afin que leur enfant utilise le transport en commun; un bon nombre a aussi décidé de jouer les « parents-taxis ».

M. Lepage estime que cela a un effet sur la circulation : cela se perçoit au Salésien, selon lui. « Le stationnement ressemble au Carrefour de l'Estrie », a-t-il lancé de façon ironique. Des travaux sont aussi menés pour la construction du centre Quebecor.

Les écoles privées étudient donc différents scénarios pour l'an prochain, afin de trouver un plan B. L'un d'eux est de voir si la STS pourrait desservir un plus grand nombre d'élèves.

Aux yeux de Raymond Lepage, les écoles privées sont doublement perdantes parce que la subvention de transport était basée sur la clientèle de 2004-2005, en vertu d'une entente entre la CSRS et les établissements privés, soit quelque 2300 élèves.

Cette entente a permis à la CSRS et aux institutions privées « de déterminer le nombre exact d'élèves par institution privée et qui résident sur le territoire de la commission scolaire (2027 élèves) et à l'extérieur » de son territoire (291 élèves), indique-t-on à la CSRS.

« Cette entente a permis de maintenir le transport des 291 élèves des institutions privées résidant à l'extérieur de notre territoire, pour lesquels la CSRS n'avait aucune obligation d'organiser le transport scolaire », précise pour sa part la CSRS.

Interrogé sur les compressions dans les écoles privées, M. Lepage note que cela représente environ une coupe de 2,5 % du budget de son institution, qu'il a toutefois préféré ne pas chiffrer.

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