Exercice douloureux à la CSRS: réduction de services aux élèves

Fin de l'allocation de l'aide aux devoirs, réduction de services aux élèves... (Archives La Tribune, Maxime Picard)

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(SHERBROOKE) Fin de l'allocation de l'aide aux devoirs, réduction de services aux élèves comme l'aide alimentaire, réduction du personnel cadre et syndiqué, compressions générales touchant les écoles et les services : l'adoption d'un plan de redressement de 3 M $ a été un exercice douloureux à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke.

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Michel Bernard

Archives La Tribune, Frédéric Côté

Conséquence d'un budget déficitaire découlant de récentes compressions, la CSRS a dû adopter mardi soir un plan de redressement : elle devait trouver 1,8 M$ pour l'année en cours et environ 1,2 M$ d'ici 2016-2017. Les commissaires ont arboré le brassard noir pour manifester leur désarroi.

Le ministère de l'Éducation a lui-même présenté des pistes d'économies en ciblant une panoplie de mesures, pour lesquelles les montants alloués ont été réduits.

En diminuant certains services complémentaires aux élèves, la CSRS récupère 674 000 $. De ce nombre, plus de la moitié est retranché dans l'aide aux devoirs (373 000 $). Du coup, c'est la totalité de l'allocation qui disparaît en pleine année scolaire.

Les mesures de services complémentaires peuvent être réduites de l'ordre de 40 à 60 %, en moyenne. Certaines ne sont pas touchées, d'autres sont éliminées. Elles comprennent entre autres la stratégie Agir autrement, qui soutient les milieux défavorisés, et des initiatives de sensibilisation à l'entrepreneuriat.

Pour l'aide aux devoirs, les écoles devront voir comment elles peuvent offrir ce service autrement.

« Depuis plusieurs années, on injecte 2,8 M$ de plus par année que ce qu'on reçoit (du ministère) pour les élèves vivant des difficultés en classe. Il n'était pas question qu'on touche aux ressources de soutien (orthopédagogue, technicien en éducation spécialisée) », nuance le directeur général de la CSRS, Michel Bernard.

«Ces compressions-là, il faut que ça arrête. On parle d'équilibre budgétaire, du Québec de demain, mais le Québec de demain, il est assis sur nos bancs d'école.»


La CSRS veut aussi économiser 323 000 $ en réduisant certaines activités liées à la vie étudiante, comme l'aide alimentaire, École en forme et en santé (pour faire bouger les élèves), etc.

L'aide alimentaire sert entre autres à offrir des collations aux enfants ou à soutenir des familles dans le besoin. La CSRS dit avoir travaillé avec les écoles afin de voir où le service pouvait être diminué. Certains milieux comptent déjà sur l'appui de certains organismes.

Le budget consacré aux livres a été conservé en totalité. L'organisation avait déjà fait état de l'importance qu'elle portait à la lecture avant que le ministre de l'Éducation, Yves Bolduc, demande aux commissions scolaires de protéger le budget d'achat de livres. La consigne a été envoyée après que le ministre Bolduc eut déclenché les passions en indiquant que les élèves ne mourraient pas si les commissions scolaires achetaient moins de livres.

D'ici le renouvellement de certains contrats (impression, téléphonie), la CSRS tentera de dégager des économies.

La CSRS a fait face au cours des dernières à des compressions de 8,2 M$.

La CSRS a appris l'ajout de compressions pendant la période estivale, alors qu'elle adopte son budget généralement fin juin, début juillet.

Pour la réduction de personnel, la CSRS profitera de départs à la retraite au sein de l'organisation et dans les écoles. Quant à ceux qui pensent qu'on peut encore couper, la direction de la CSRS note que le ratio cadre/employé est de 5 et que les coûts administratifs de fonctionnement demeurent sous la barre des 5 %, alors qu'ils sont plus élevés ailleurs.

L'exercice de compressions a été d'autant plus difficile, explique M. Bernard, que les plans d'effectifs ont été adoptés en mai dernier.

« Ces compressions-là, il faut que ça arrête (...) On parle d'équilibre budgétaire, du Québec de demain, mais le Québec de demain, il est assis sur nos bancs d'école. Il faut penser à la qualité des services qu'on veut leur donner », lance le président de la CSRS, Gilles Normand.

Réduction du personnel cadre et syndiqué : 830 000 $

Réduction des services complémentaires aux élèves : 674 000 $

Réduction des activités de « vie étudiante » : 323 000 $

Réduction de la formation du personnel : 267 000 $

Réduction dans le renouvellement d'ententes et contrats de service : 384 000 $

Compressions générales aux services de la CSRS et dans les écoles : 525 000 $

Source : CSRS

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