Premier coup de pédale d'un tour du monde

C'était le jour J pour les Bibeau-Simard samedi, alors que... (Imacom, Maxime Picard)

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C'était le jour J pour les Bibeau-Simard samedi, alors que la famille donnait à Rock Forest le premier coup de pédale d'un périple autour du monde. Isabelle Bibeau, Guillaume Simard et leurs enfants Béatrice, Norah et Laurent sont partis en ressentant une certaine nervosité, qui était amplement contrebalancée par l'excitation du départ.

Imacom, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Le jour J est arrivé samedi pour la famille Bibeau-Simard. Isabelle et Guillaume ainsi que leurs trois enfants Béatrice (neuf ans), Norah (sept ans) et Laurent (cinq ans) ont enfourché leurs bicyclettes et ont quitté le Vélomania de Rock Forest, direction le bout du monde.

Évidemment, au départ d'un périple d'une durée estimée de trois ans, il y a de la nervosité dans l'air. «Je ressens beaucoup d'émotions et je suis un peu stressée!» admettait Isabelle Bibeau, qui avait déjà hâte de mettre quelques mètres entre elle-même et le point de départ du tour du monde qu'elle effectuera avec sa famille. «On est très fébriles. C'est une préparation qui a duré un an qui vient à terme», ajoute son conjoint Guillaume Simard.

Si près du départ, est-ce qu'on n'a pas quelques moments de panique lors desquels on se demande pourquoi on a choisi de s'embarquer dans une telle aventure? «C'est sûr! Mais quand on se pose des questions, on se concentre sur les raisons de départ qui nous ont inspirés à découvrir le monde. Quand on se recentre, ça nous aide à moins paniquer», rationalise Isabelle Bibeau.

Il faut dire que même s'ils décidaient de revirer de bord rendus à Bromptonville, les Bibeau-Simard se retrouveraient un peu dans le vide quand même. La maison est vendue, tout comme la voiture. Leur vie tient maintenant dans une dizaine de sacoches de vélo, solidement harnachées aux bicyclettes.

«On a tout laissé, on n'a plus rien ici. C'est un changement de vie.»

Un jour à la fois

Les sacs contiennent tout ce qu'il faut pour dormir, cuisiner, faire l'école sur la route et se vêtir en toutes saisons. Et sur le dessus du sac qui est accroché au guidon de l'aînée Béatrice, il y a aussi la photo de classe d'une amie. Parce que c'est aussi tout un réseau, que la famille laisse derrière temporairement. «Mais on peut garder contact avec les courriels ou le téléphone», lance Béatrice, visiblement sereine.

Celle-ci affirme que l'expédition se vivra au jour le jour. «On fait un jour à la fois. On ne peut pas pédaler pour deux jours!»

Un point de vue avec lequel son père est bien d'accord. «On a beaucoup misé là-dessus. Les gens qu'on a rencontrés qui ont fait beaucoup de route avaient cette manière de voir les choses. Il ne faut pas penser aux 50 000 km qu'on veut faire, plutôt aux 30 km qu'on veut faire dans la journée.»

Ce fut enfin le temps de donner le premier coup de pédale du voyage. Une trentaine de mètres plus loin, la famille s'arrêtait déjà pour ajuster les sacoches sur le vélo girafe de Laurent. Personne ne semblait s'en faire toutefois. Après tout, ce voyage risque d'être une suite d'ajustements et de découvertes; pourquoi ne pas s'y mettre dès le début?

Pour suivre les péripéties de la famille

http://10piedssurterre.orgNos lecteurs pourront également suivre les péripéties de la famille Simard au cours des prochains mois dans nos pages : La Tribune gardera

contact avec elle et rapportera des nouvelles de son périple.

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