Courir toujours plus vite

Émy Béliveau... (Spectre Média, Frédéric Côté)

Agrandir

Émy Béliveau

Spectre Média, Frédéric Côté

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Émy Béliveau aime courir vite. Très vite. Et la sprinteuse du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke a fait écarquiller bien des yeux à sa première saison universitaire.

En effet, la jeune femme fut la première dans l'histoire du programme d'athlétisme Vert & Or à remporter le titre de recrue de l'année et d'athlète de l'année sur piste sur la scène canadienne lors du banquet annuel Usports, en mars à Edmonton.

Une première année phénoménale conclue avec la récolte d'un titre canadien sur 60 m et deux records personnels, au 60 m et au 300 m.

Elle s'est également distinguée sur la scène provinciale avec deux médailles d'or aux épreuves de 60 m et 300 m au Championnat RSEQ à Québec, tout en décrochant des médailles au relais 4 x 200 m (argent) et 4 x 400 m à l'événement, aidant l'équipe féminine de Sherbrooke à remporter sa troisième victoire consécutive de la bannière du RSEQ.

« J'ai toujours des objectifs élevés, sans trop me mettre de pression. Dans ma tête, avant la saison, je voulais faire un podium aux championnats canadiens. Les coachs m'ont dit d'y aller une étape à la fois, mais c'était déjà clair dans ma tête. Je voulais faire ma place, prouver qu'on peut exceller même si on est une athlète de première année », a-t-elle expliqué.

Et c'est ce qu'elle a réussi à faire, sur 60 m, la journée même du banquet où on lui décernait ses deux prix Usports.

« Le gala était le même jour que la qualification et la course du 60 m. J'ai tenté de rester concentrée sur ma course pendant le banquet en recevant des prix. Ce fut une soirée stressante; je devais maintenant prouver que je n'avais pas gagné ces deux prix importants pour rien. Stressant, mais j'avais l'adrénaline nécessaire pour bien faire. »

Dès le primaire, Émy Béliveau a réalisé qu'elle aimait courir. Et courir vite. Très souvent, plus vite que les garçons.

« Je battais tout le monde, même les garçons. Alors je me suis inscrite à un club civil. J'ai fait des lancers, des sauts, j'ai touché à tout. Rendue en catégorie cadette, j'ai mis l'accent sur les sprints. C'est l'fun, c'est explosif! », a dit celle qui idolâtre la Jamaïcaine Shelly-Ann Fraser-Pryce.

Courtisée par de grosses universités canadiennes et américaines, comme Guelph et Reno, Béliveau choisira plutôt Sherbrooke, pour son caractère plus humain.

« Les États-Unis étaient ma priorité. Mais après avoir jasé avec certains athlètes, comme Laurence Beaudet du Vert & Or, j'ai plutôt choisi Sherbrooke. On m'a certifié que je ne serais pas un numéro. Et c'est le cas. Depuis mon arrivée ici, mes temps ont baissé. »

Des résultats qui ont certainement à voir avec sa sélection au sein de l'équipe canadienne d'athlétisme qui participera aux Jeux de la Francophonie, en Côte d'Ivoire, du 21 au 30 juillet.

« C'est en effet toute une surprise. J'ai reçu la confirmation de mon acceptation il n'y a pas longtemps. Pour moi, ça représente beaucoup. Depuis que je suis toute petite que je veux revêtir l'unifolié et représenter le Canada sur la scène internationale. Ça arrive enfin, je suis vraiment contente! » a dit la jeune femme qui participera au 100 m et au relais 4 x 100 m.

Émy Béliveau ne veut pas s'arrêter là.

Dans sa mire, le record du Vert & Or sur 60 m, stoppé à 7:37 secondes par Sonia Paquette, en 1994.

« D'ici la fin de mon parcours universitaire, je veux le battre. C'est sûr que c'est atteignable. J'ai fait un 7:40 aux Championnats canadiens. J'aimerais avoir mon nom sur le mur des records du Vert & Or.

Repères

21 ans;

Originaire de Saint-Jean-sur-Richelieu;

Étudie en éducation physique et à la santé à l'Université de Sherbrooke;

Participera aux Jeux de la Francophonie avec l'équipe canadienne cet été.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer