L'environnement en priorité

Nicolas et Laurier Busque.... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Nicolas et Laurier Busque.

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Magog) La protection de l'environnement n'est pas qu'un vague concept pour Laurier Busque et son fils Nicolas. Jugeant tous deux essentiel de poser des gestes concrets en faveur de la planète, les deux hommes sont à l'origine d'un projet visant à rendre l'école secondaire l'Odyssée carboneutre, une tâche moins facile qu'on pourrait être porté à le croire au premier abord.

Aujourd'hui à la retraite, Laurier Busque a enseigné les sciences durant de nombreuses années à l'Université d'Ottawa. Son fils a suivi un cheminement semblable, puisqu'il enseigne en sciences à l'école secondaire de la Ruche à Magog. L'adage « tel père tel fils » paraît bien s'appliquer au duo.

Avant d'être embauché à la Ruche, Nicolas Busque a travaillé à l'Odyssée. Il a profité de son passage dans cette école de Valcourt pour lancer un projet ayant pour objectif de réduire l'empreinte écologique de l'établissement, et ce, avec l'appui de son père et de collègues.

De façon concrète, les élèves et le personnel de l'Odyssée s'efforcent, depuis une dizaine d'années, de diminuer les émissions de carbone de l'établissement grâce à divers petits gestes tels le covoiturage et la réduction des communications en format papier. Ils plantent également des chênes afin de compenser en partie les émissions qui demeurent.

« Mon implication pour la cause environnementale est profondément ancrée dans mon amour pour la nature. Je sens aussi l'urgence de former la jeunesse québécoise en environnement. Nous nous devons d'équiper nos élèves pour les aider à répondre aux nouveaux défis du 21e siècle. Les écocitoyens de demain sont dans nos salles de classe », déclare Nicolas Busque.

Son père souligne pour sa part que, si tous les humains consommaient au rythme des Nord-Américains, il faudrait 3,5 planètes identiques à la Terre pour satisfaire l'ensemble des besoins. « Au lieu de subir les contraintes du système socio-économique, nous pouvons, en réduisant notre empreinte écologique, le mettre à notre service », soutient-il.

Laurier Busque estime que, pour renverser la vapeur sur le plan environnemental, l'implication des communautés locales est primordiale. « Contrairement aux initiatives qui nous viennent de l'extérieur et qui provoquent une réaction de rejet, nous répondons ''oui dans ma cour'' avec Carboneutre », lance-t-il.

D'ailleurs, plusieurs personnes se sont impliquées bénévolement dans le projet. Des entreprises locales et des organismes publics ont aussi participé à son financement.

Nicolas Busque aimerait que d'autres écoles suivent l'exemple de l'Odyssée. Ainsi, sans surprise, il essaie à travers des travaux scolaires et des enseignements de sensibiliser les élèves de la Ruche à l'importance de protéger l'environnement.

Sans de grands changements, le jour où une école secondaire de la région pourra être considérée carboneutre paraît toujours loin. Mais le père et le fils préfèrent garder espoir et continuer à avancer dans cette direction plutôt que de rester les bras croisés.

Une aire de conservation

Avant le lancement du projet Carboneutre, Laurier Busque avait participé à la fondation de la Société de conservation du corridor naturel de la rivière au Saumon, un organisme qui protège 170 hectares de terres dans la portion ouest du territoire de l'Estrie.

À l'intérieur de cette aire protégée, on trouve différents écosystèmes, dont une forêt de chênes rouges s'étendant sur 11 hectares. « Il y a déjà eu beaucoup plus de chênaies semblables dans les Cantons-de-l'Est. Mais c'est devenu plus rare à cause d'une surexploitation de la ressource. On n'en compterait plus que trois aujourd'hui », souligne Laurier.

Son fils mentionne que la protection de cette chênaie n'est pas étrangère à la création du projet Carboneutre. « Mon père voulait redonner ses lettres de noblesse au chêne et, moi, je lui ai fait remarquer que les arbres peuvent compenser des émissions de carbone. Ça a été le point de départ de cette aventure », révèle-t-il.

Repères

Laurier Busque est âgé de 70 ans;

Nicolas Busque est âgé de 46 ans;

Le père est un des membres fondateurs de la Société de conservation du corridor naturel de la rivière au Saumon;

Laurier et Nicolas sont à l'origine du projet Carboneutre à l'école l'Odyssée;

Tous les deux ont fait des sciences leur spécialité.




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