Une question d'équilibre

Laura Cotnoir est membre de l'équipe de cheerleading... (Spectre Média, René Marquis)

Agrandir

Laura Cotnoir est membre de l'équipe de cheerleading des Pats de l'école du Phare et pleinement engagée dans tous les aspects de la vie.

Spectre Média, René Marquis

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Sherbrooke) Tout est une question d'équilibre dans la vie de Laura Cotnoir, et ça ne se limite pas au cheerleading, dont elle est friande depuis la lointaine époque du primaire à l'école Notre-Dame-du-Rosaire puis à Saint-Antoine. Membre des Pats du Phare dont elle a aussi été capitaine, la finissante au volet international de l'école du Phare aime bien passer du gymnase à la salle de classe, du dessin au bénévolat, des amis à la famille, des voyages... aux devoirs.

« Quand je me fixe des objectifs, je prends tous les moyens pour les atteindre », lance celle qui souhaite poursuivre ses études en graphisme au collégial avant de prendre la voie du design industriel lorsque se pointera le moment d'entrer à l'université.

« Mes parents et moi, on s'était fixé des objectifs quant à mes notes afin que j'arrive à ce que je visais, poursuit encore la jeune femme de 16 ans. Je me suis construit un horaire avec de la chimie, de la physique et des maths fortes afin de garder toutes les portes ouvertes. J'y mets beaucoup de temps et d'énergie, mais j'ai aussi appris à doser mes activités afin que ce soit équilibré, qu'il y ait du travail et des loisirs. Sinon, ce serait trop et je n'aurais pas de plaisir. »

Mais Laura Cotnoir trouve son plaisir dans bien des racoins de la vie. Nommée bénévole de l'année au dernier gala de l'école du Phare, la jeune Sherbrookoise s'est investie lors des activités du Carnaval et de la Fête de quartier au parc Belvédère. Mais elle a surtout, lors de son projet personnel de cinquième secondaire, mis de l'avant avec sa mère une activité scolaire dirigée sur la gestion des émotions. Enseignante en deuxième année à Boisjoli, sa mère Geneviève Bibeau l'a appuyée dans la confection de poupées russes permettant aux enfants d'explorer leurs différentes émotions.

« Lors des projets personnels, on doit nous-mêmes choisir notre projet et son amplitude, explique-t-elle. J'aimais l'idée d'un projet avec les enfants qui pourrait les aider. Et honnêtement, ç'a été long et demandant, mais c'était tellement beau de voir l'évolution de leurs émotions. Les résultats du projet ont été enrichissants. »

C'est aussi à titre de capitaine de son équipe de cheerleading que Laura a mesuré sa capacité à écouter et soutenir ses amies et coéquipières. « Il faut apprendre à aider sans prendre les problèmes sur nos épaules. C'est un challenge, mais c'est agréable d'être utile. »

C'est aussi agréable de profiter de la vie, s'est rappelée Laura lorsqu'elle a été victime d'un accident de surf au Costa Rica, où elle était en voyage avec ses parents. « J'ai eu peur de mourir, répète-t-elle. J'ai réalisé que ça pouvait balancer très rapidement et qu'il fallait profiter de la vie. Le lendemain, je suis retournée en surf avec mon père. Et depuis, je suis toujours concentrée sur mes études, mais je prends encore davantage le temps de m'accorder des moments de plaisir. »

Dans ces moments de plaisir, il y a ceux qu'elle accorde au dessin, qui la fait vibrer depuis l'enfance. « J'ai toujours aimé ça. Je suis fascinée par la perspective. Je sais que ça peut paraître étrange, mais partout où je vais, j'observe les perspectives. Même quand je vais au cinéma, j'entre dans la salle et je regarde les lignes de perspective. C'est un peu fou. »

Mais ça explique en partie la route qu'elle se dessine vers le graphisme et le design industriel. « J'aimerais concilier mon désir d'aider les gens et mon amour du dessin, c'est ce qui me parle depuis toujours. »

Et elle a exploré, Laura Cotnoir, du haut de ses 16 ans. Ses parents l'ont soutenue dans chacune des activités qu'elle a touchées, de courte ou de longue haleine. « De l'équitation au ski, de la natation à la gymnastique, j'ai toujours pu essayer les choses qui me tentaient, confie-t-elle. Mais la consigne était claire : si tu commences, tu vas jusqu'au bout du cours. Tu arrêteras ensuite si tu veux, mais tu vas jusqu'au bout de ce que tu commences. »

« Mes parents ont toujours été là pour moi en m'encourageant et en multipliant les activités et les voyages en famille afin de nous garder curieux et actifs », reconnaît la jeune femme avec un sourire de gratitude.

C'est auprès d'eux qu'elle a développé cette attirance pour les voyages, qui l'ont menée vers le volet international de l'école du Phare. « Je voulais apprendre des langues et voyager parce que je sais que ça va occuper une place importante dans ma vie, raconte Laura Cotnoir. Grâce à mon passage à du Phare, je suis entre autres allée en Europe et en voyage humanitaire à Cuba. Ce sont des expériences incroyables et des apprentissages tout aussi importants que ceux effectués à l'école, ne serait-ce que parce que comme ils sont liés aux émotions, on s'en souvient davantage. »

Une vie comblée? « Oui. Une vie équilibrée surtout. Il y a de la place pour tout. »

Repères

Finissante à l'école du Phare;

A grandi à Sherbrooke;

Aînée de trois enfants.




publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer