Les filles de la Course

Les quatre « filles de la Course »,  Annie Letendre,... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Les quatre « filles de la Course »,  Annie Letendre, Isabelle Carbonneau, Janic Mimeault et Véronique Blais, sont unies bien au-delà de la cause.

Spectre Média, Maxime Picard

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Ève Bonin
La Tribune

(Waterville) Depuis maintenant quatre ans, la course Unis pour la cause invite les coureurs à découvrir les magnifiques paysages de Waterville tout en contribuant à améliorer le quotidien d'une personne de la communauté. Au centre de l'organisation de cet événement qui rassemble maintenant près de 500 participants, quatre jeunes mères de famille unies bien au-delà de la cause.

Si la Course propose des défis à relever en solo, son organisation repose sur un travail d'équipe où les forces de chacune se complètent. C'est aussi le cas en entrevue, alors que Véronique Blais, Annie Letendre, Isabelle Carbonneau et Janic Mimeault prennent le relais à tour de rôle pour parler du projet qui mobilise leurs énergies 6 mois par année.

C'est le secret d'une équipe gagnante, selon Véronique. « On est tellement différentes et c'est ce qui fait la beauté de la chose. « Responsable du marketing et des communications, elle partage le caractère extraverti de Janic Mimeault, qui se charge des missions de recherche de commanditaires et autres éléments essentiels à l'organisation d'un tel événement.

« Moi et Isabelle on structure, on fait les suivis. On ramène les autres à l'ordre pendant les réunions! » confie Annie Letendre en provoquant un éclat de rire. La complicité qui les unit témoigne d'une amitié qui a grandi au fil des ans, en même temps qu'elles acquéraient de l'expérience dans l'organisation d'un événement parti de rien.

En 2014, Isabelle Carbonneau initie Véronique à la course, et c'est en parcourant le chemin Gale que cette dernière voit le potentiel du village et que l'idée d'une course germe dans son esprit. « J'avais un service de garde et je connaissais Isabelle et Janic, des parents, et Annie était ma voisine. Ça a fusionné autour de la table. On avait juste une idée, des ambitions, une volonté. »

L'idée : soulager le quotidien d'une personne de la communauté

vivant avec une maladie ou un handicap, en finançant l'achat de matériel médical, ou en adaptant son véhicule ou sa résidence. La première cause se trouvait dans la maison d'un voisin, Mathias Senneville, 11 ans, atteint de lissencéphalie syndrome X-LAG. À partir de là, la Course s'est mise en place.

Lettres aux autorités, recherche d'information sur les lois et les assurances, recrutement de partenaires, création des parcours, celles qu'on appelle maintenant « les filles de la Course » quand on les croise au village ont tout planifié de A à Z. Annie Letendre souligne toutefois l'apport précieux du milieu dans la réalisation de l'événement.

La voisine infographe a ainsi été mise à contribution, tout comme l'ami Mathieu qui s'est occupé des impressions, le collègue Yan qui a sa petite compagnie de chandails, la prof d'aérobie locale qui offre le work out avant la Course, et tout plein d'autres précieux collaborateurs. « Tout le monde autour fait que c'est réalisable, les bénévoles, les commanditaires, les partenaires. On n'est pas juste quatre là-dedans. »

Le fil d'arrivée

C'est en janvier que débutent les activités. Une fois la cause trouvée, les réunions s'enchaînent et les envois de courriels s'intensifient à l'approche du jour J. Pour s'assurer de travailler dans le plaisir, les vendredis soirs seront occupés par des rencontres autour d'un pot luck et la veille de la Course, les filles se réuniront comme chaque année chez Annie pour manger des crêpes en famille avant le sprint final.

Entre les deux, elles s'assurent de faire connaître la cause sur la page facebook de la Course, pour que les coureurs comprennent bien l'impact réel qu'aura leur participation dans la vie d'un concitoyen. Véronique estime que c'est ce qui fait le succès de l'événement, combiné à l'ambiance et l'organisation impeccable.

« Des courses maintenant il y en a partout, on a l'embarras du choix. Je pense que les gens ont fusionné un peu avec l'énergie qu'on dégage. On veut que ce soit bien organisé, que les gens se disent wow, c'est l'fun de venir courir à Waterville et tant mieux si l'argent amassé peut aider quelqu'un. »

Elle est convaincue qu'en supportant Mathias, Brandon et Hélène au cours des trois premières éditions, les filles ont aussi contribué à changer le regard qu'ont les gens envers la différence. « Je trouve ça beau comme accomplissement, d'avoir augmenté la solidarité dans le village. »

La Course en bref

2014 : 375 coureurs et 7000 $ pour l'achat d'un abri soleil, une descente facilitant l'accessibilité en fauteuil roulant et une balançoire plate-forme adaptée pour Mathias Senneville, atteint de lissencéphalie syndrome X-LAG;

2015 : 430 coureurs et 9000 $ pour l'achat d'un frequencer, un appareil électro-acoustique pour favoriser le dégagement des voies respiratoires, pour Brandon Norris, 2 ans, atteint de fibrose kystique;

2016 : 450 coureurs et près de 10 000 $, pour l'achat d'un siège élévateur d'escalier et d'un siège adapté pour la piscine, pour Hélène Rivard, atteinte de sclérose en plaques;

Quatre parcours sont au programme : 1 km pour les moins de 12 ans, 3 km et 7 km à la course ou à la marche et 11 km à la course.

La 4e édition se déroulera le 11 juin prochain. La cause sera dévoilée sous peu.

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