Sensible aux besoins des autres

Yvon Bélair... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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Yvon Bélair

La Tribune, Jean-François Gagnon

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(Sherbrooke) Le désir d'aider son prochain est aussi puissant chez les Bélair que l'est la Force au sein de la célèbre famille Skywalker. À la tête du conseil des Chevaliers de Colomb de Magog, Yvon Bélair a vu son père voler au secours de gens peu fortunés, lorsqu'il était plus jeune, et a voulu suivre son exemple une fois devenu adulte.

Né à Saint-Adrien, M. Bélair s'est installé à Magog avec sa famille vers l'âge de 10 ans. Il entrait à peine dans son adolescence quand il a commencé à accompagner son père, Roland, alors que ce dernier effectuait des dépannages alimentaires sans même être associé à la moindre organisation gouvernementale ou de bienfaisance.

« Je me souviens que mon père allait acheter des restants de fruits et légumes avec son propre argent dans un commerce et on partait par la suite pour aller porter tout ça à des pauvres. Nous, on ne manquait de rien à la maison. Mais mon père savait que d'autres familles en arrachaient. Il essayait de faire sa part. Une communauté, c'est vivre ensemble et partager. Je suis certain que c'était aussi sa façon de voir les choses », affirme le récipiendaire du Mérite estrien de cette semaine.

Les visites chez ces familles moins fortunées ont laissé une empreinte indélébile dans la mémoire d'Yvon Bélair. « Je voyais que les gens à qui mon père donnait étaient heureux en recevant ses dons de nourriture. De constater qu'on pouvait être utile aux autres de cette façon, ça m'a frappé. Ça m'a probablement encouragé à m'impliquer une fois devenu adulte », confie-t-il.

Dans sa jeunesse également, M. Bélair passait ses étés chez une cousine qui était propriétaire d'une ferme. « Je travaillais bénévolement pour elle. Et on faisait régulièrement des corvées, des bis en d'autres mots, chez des voisins. Ce sont des étés dont je garde un bon souvenir. »

Les Chevaliers de Colomb

Yvon Bélair a fait son entrée chez les Chevaliers de Colomb au milieu des années 1970, en bonne partie parce qu'il croyait à la force du nombre. « J'ai toujours pensé que les associations étaient importantes. Ensemble, on est plus forts », estime-t-il.

Dans les premiers temps, Yvon Bélair n'avait pas énormément de temps à consacrer aux Chevaliers de Colomb. Mais son implication s'est beaucoup accrue au fil des ans et il a fini par prendre la tête du conseil de Magog il y a une quinzaine d'années.

« On est 25 personnes au conseil d'administration. Moi, je m'organise pour écouter tout le monde. Je considère que c'est la clé du succès. Il faut dire que notre équipe d'administrateurs est extraordinaire, ce qui est un gros plus », remarque-t-il.

À titre de grand Chevalier des Chevaliers de Colomb de Magog, Yvon Bélair est conscient que de nombreuses familles à Magog ont des difficultés au plan financier et peinent à joindre les deux bouts. « Je vois les besoins dans la communauté. C'est criant ! », dit-il.

Pour soulager la misère existant dans leur milieu, les Chevaliers de Colomb de Magog amassent de l'argent durant toute l'année. Ils sont ainsi en mesure d'effectuer eux-mêmes de fréquents dépannages alimentaires et de supporter le Centre d'aide de Magog, qui offre aussi de la nourriture, vend des meubles usagés et fait des dons en argent à des familles démunies.

Ajoutons en terminant qu'Yvon Bélair, un ancien candidat du Parti québécois et peintre de bâtiment à la retraite, occupe le poste de président de la Coopérative de solidarité de services à domicile Memphrémagog (CSSSDM), qui compte une centaine d'employés. Depuis son arrivée à la présidence, il a aidé l'organisme à améliorer sa situation financière.

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