Une fermière d'exception

Lucille Phaneuf... (La Tribune, Matthew Vachon)

Agrandir

Lucille Phaneuf

La Tribune, Matthew Vachon

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Matthew Vachon
La Tribune

(Weedon) En 1982, Lucille Phaneuf prenait la décision de joindre le Cercle des fermières de Weedon. Aujourd'hui en 2016, elle y oeuvre toujours avec autant de passion qu'à ses premiers pas. Prenant plaisir à donner sans rien attendre en retour, Mme Phaneuf multiplie les actes de charité pour sa municipalité.

Tout cela avait pourtant commencé avec le simple besoin de nouveautés. « Au début, je dirais que c'est le goût des défis qui m'a motivée à joindre les Cercles des fermières. C'est une expérience que j'ai beaucoup aimée et je dois dire que c'est valorisant de faire ça. Toutefois, d'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours aimé le bénévolat. Quand j'étais capable d'en faire, j'en faisais. J'ai toujours aimé rendre service aux autres. C'est important pour moi », avance la Weedonaise d'origine.

Couturière de formation, elle n'a pu exercer son métier à cause d'un accident. Incapable de retourner travailler et ses enfants ayant quitté le nid familial, elle a décidé de se lancer vers le bénévolat pour meubler ses temps libres. C'est donc pour cette raison qu'elle a décidé de s'impliquer dans l'organisme Noël heureux pour tous depuis près de 10 ans. « Avec cet organisme, on demande à différentes organisations de donner de l'argent pour acheter des jouets pour les enfants défavorisés. Ces cadeaux sont remis au même moment que les paniers de Noël. Grâce à cela, on peut apporter de la joie à ces familles qui ne peuvent pas toujours le faire. C'est ce qui rend cette expérience spéciale à mes yeux », explique cette bénévole aguerrie.

Pour être certaine de ne pas chômer, Mme Phaneuf est également un rouage important dans un système d'entraide pour les familles qui doivent affronter la perte d'un être cher. « Depuis 1991, je suis impliquée dans un comité pour donner des repas après les funérailles. C'est les familles qui nous contactent pour y avoir droit. D'une certaine manière, ça apporte du réconfort aux familles éprouvées. C'est important ce genre de choses et c'est un beau plus pour la municipalité de Weedon », fait-elle valoir.

Un long cheminement qui se conclut sur une bonne note

À son arrivée au Cercle des fermières en mai 1982, Mme Phaneuf n'a pas tardé à prendre sa place. « Le mois suivant, il y a eu des élections et j'ai été nommée secrétaire, poste que j'ai occupé pendant six ans. Par la suite, j'ai été vice-présidente avant d'être présidente, jusqu'en 2001. À ce moment, je suis allée rejoindre la Fédération 6 des Cercles des fermières du Québec. Je suis restée là-bas quatre ans avant d'effectuer un retour comme présidente ici », relate la dame de 68 ans.

Ce poste, elle l'occupe toujours. Cependant, devant le manque de relève, ce regroupement cessera ses activités en juin prochain. Cela marquera la fin d'une grande époque pour la fermière. « Je vais trouver cela bien difficile lorsque ça va se terminer. Par chance, il va me rester mes deux autres causes. Malgré tout, ça marque la fin d'une époque dans ma vie. Lorsque j'ai rédigé mon programme de l'année, j'ai pu écrire une page à la fin pour annoncer la fin des activités, c'est venu me chercher. C'était comme mon petit bébé », note-t-elle avec émotion.

De ce fait, recevoir le titre de Mérite estrien pour tous les services qu'elle a rendus au cours de son cheminement lui permet de boucler la boucle. Une distinction qui lui fait chaud au coeur. « Je dois dire que j'ai été très surprise. Ma candidature avait été envoyée à Québec également, mais elle avait été refusée. Donc, lorsque j'ai reçu la lettre de La Tribune m'annonçant cette nouvelle, j'ai été prise au dépourvu. J'étais gênée, car je ne suis vraiment pas habituée de recevoir toute cette attention. On m'a dit que je le méritais, mais je n'étais quand même pas à l'aise », avoue candidement la fermière.

Au-delà de la gêne, un petit mot d'encouragement et de remerciement pour toutes ses années à donner de son temps sans compter les heures se prend toujours bien. Et dans le cas de Mme Phaneuf, c'est pleinement mérité.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer