L'amour inconditionnel des animaux

Pour plusieurs personnes, aimer les animaux, s'en occuper et les défendre,... (La Tribune, Ronald Martel)

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La Tribune, Ronald Martel

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Ronald Martel
La Tribune

(Lac-Mégantic) Pour plusieurs personnes, aimer les animaux, s'en occuper et les défendre, c'est presque aussi important que d'aimer et s'occuper des êtres humains.

Diane Deilgat-Leduc fait partie de ces personnes-là qui vouent un amour inconditionnel aux animaux. Cela se voit immédiatement, lorsqu'on arrive chez elle, où elle vit avec une bonne cinquantaine de chats de toutes les grosseurs et de toutes les couleurs. Elle les appelle tous par leur nom, connaît et nomme leur personnalité à chacun, les caresse du regard quand ce n'est pas de les prendre dans ses bras et de les cajoler, les câliner!

Le journaliste de La Tribune y a été très bien accueilli, pour ne pas dire assailli par toute une meute de ces gentils félins, bien traités visiblement, qui ne demandaient pas mieux que de recevoir l'affection davantage que dans leur première vie de misère où elle a manqué...

Diane Deilgat-Leduc exploite le refuge pour animaux de Notre-Dame-des-Bois, au 18 rue du Parc, à la sortie du village menant à Val-Racine et au parc national du Mont-Mégantic. Ses grands-parents étaient d'origine belge flamande, ce qui explique son nom de fille, Deilgat. Elle est née à Montréal, où elle est demeurée 25 ans, à travailler comme secrétaire, mais où elle a fini par se tanner des ponts et de la circulation.

« Nous sommes plutôt des amateurs de nature et ici, c'est un petit coin de paradis, juste à voir les paysages, la qualité de vie... Le seul inconvénient, c'est l'éloignement, mais on s'habitue », confie-t-elle.

C'est en 1996 qu'elle est arrivée à Notre-Dame-des-Bois, après avoir répondu à une offre d'emploi de l'Observatoire du Mont-Mégantic, et l'avoir décrochée comme cuisinière et préposée à l'entretien de la résidence pour les étudiants et professeurs des universités affiliées à l'Observatoire.

Maintenant à sa retraite depuis 10 ans, Diane avait commencé les opérations de son refuge en 2003, forte d'une formation en soins animaliers et en nutrition animale. Elle a également fait partie du club d'ornithologie qui lui a permis de se familiariser avec les nombreuses espèces d'oiseaux peuplant la région.

Son mari, Michel Leduc, qui l'a toujours suivie, un retraité du monde de l'informatique ayant exploité une compagnie de réparation d'ordinateurs, lui apporte son soutien en toutes choses. « Je suis son chauffeur et son homme à tout faire! » aime-t-il à répéter, lui qui partage son grand amour pour les animaux. Il s'occupe d'ailleurs des deux gros chiens que compte aussi la maisonnée, dont un énorme qui ressemble plus à un ours, mais d'une douceur à faire pâlir une chatte de couleur foncée!

Diane n'a pas d'enfant. « On a assez de chats. Mes chats sont l'âme de ma maison », admet-elle. Diane vit chez ses chats. Michel aussi.

« Je n'abandonne pas un chien. Un chien qui se promène librement ici, les gens nous préviennent. Nous le recueillons... Souvent les gros chiens sont réclamés. À la mort d'un des chats, c'est très douloureux. Même lorsque l'un d'eux est adopté, même si nous savons qu'il s'en va dans une bonne famille, c'est un deuil de le voir partir... Nous faisons toujours un suivi », déclare-t-elle.

Sa principale source de financement, c'est un souper-bénéfice, une fois l'an, à Sherbrooke, doublé d'un encan silencieux. Diane et Michel visitent également certains salons d'animaux de compagnie, où ils vendent des objets thématiques et recueillent des dons du public.

« Nous travaillons pour contrer l'irresponsabilité de ceux qui abandonnent leur animal de compagnie. Dans notre région, c'est au moment de la fermeture des chalets que nous voyons une recrudescence de ce phénomène qui ne devrait pas exister. Il y a un mythe à combattre : laisser un chat près d'une ferme en se disant qu'il va y trouver refuge. On travaille avec la philosophie de la stérilisation, c'est important! » conclut Diane, qui a tenu à se faire photographier avec la mascotte de son refuge, le chat Filou!

Repères

- Née à Montréal, Diane Deilgat-Leduc est arrivée à Notre-Dame-des-Bois en 1996;

- Elle lance son refuge d'animaux en 2003 et prend sa retraite de son travail à l'Observatoire du Mont-Mégantic, à la résidence des étudiants et professeurs, en 2006;

- Son conjoint Michel Leduc, son chauffeur et son homme à tout faire, a acheté une remorque qui leur facilite les déplacements à des salons d'animaux domestiques;

- Les principaux défis du couple : les frais de vétérinaire, de nourriture pour les animaux et pour la litière.

- Diane et Michel acceptent les dons du public pour la cause des animaux, qui est toute leur vie, même dans leurs passe-temps : 819 888-2601 ou www.refugendb.com

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