Le sourire des jeunes comme salaire

Pour Daniel Provost, le bénévolat est une façon de redonner au suivant : ayant... (Spectre Média, René Marquis)

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(Sherbrooke) Pour Daniel Provost, le bénévolat est une façon de redonner au suivant : ayant lui-même beaucoup appris, à l'adolescence, de ses entraîneurs de hockey, il souhaite aujourd'hui transmettre les valeurs qui lui sont chères aux jeunes qu'il côtoie en tant que bénévole, à la fois au hockey et en patinage synchronisé.

« J'ai eu des entraîneurs très inspirants, dont mon père, qui m'a coaché longtemps, raconte M. Provost. (...) J'ai gagné non seulement des habiletés au hockey, mais ça m'a aussi montré la rigueur, la discipline, à travailler pour ce que je veux. Avec mon bénévolat, c'est un peu ça que j'essaie de redonner aux jeunes. »

Mais lorsque Daniel Provost a commencé à s'impliquer dans l'univers du hockey, à 19 ans, sa motivation provenait avant tout de son amour pour ce sport.

« Je suis un joueur de hockey depuis l'âge de quatre ans, dit-il. J'ai terminé au niveau collégial, et en sortant de là, je ne me voyais pas quitter le milieu du hockey. »

Il décide alors d'entreprendre les démarches pour créer une ligue junior mineure dans la région, où il pourrait continuer à exploiter son talent.

« J'ai parti une première équipe à Fleurimont, explique-t-il. Mais pour avoir une ligne et pouvoir faire des tournois, ça prenait au moins deux équipes. Alors j'ai approché un ami à Sherbrooke pour en démarrer une autre. La première année, on jouait seulement l'un contre l'autre! »

L'année suivante, n'ayant plus l'âge de jouer dans cette ligue, M. Provost devient entraîneur junior : il le demeurera pendant 15 ans, en plus d'agir à titre de directeur junior de la défunte Association de hockey mineur de Fleurimont.

« Aujourd'hui, avec le recul, je réalise que ce n'est pas seulement la passion du hockey qui m'a poussé à continuer toutes ces années, mais aussi le souci du travail bien fait, le don de soi et la satisfaction d'aider les jeunes et la collectivité, confie-t-il. Le sentiment du devoir accompli et le visage des jeunes qui en récoltent les bénéfices sont ce qui m'anime vraiment. »

Un tournoi d'envergure

Après quelques années comme entraîneur, Daniel Provost réalise que de moins en moins de ses joueurs participent aux tournois, qui se tiennent tous à l'extérieur de la région.

« Je me suis rendu compte que ça devenait cher pour les jeunes de se déplacer à l'extérieur, de coucher à l'hôtel, etc., mentionne-t-il. J'ai donc eu l'idée d'organiser un tournoi chez nous. »

Encore une fois, il n'en faut pas plus pour que celui qui fête cette année son 30e anniversaire comme

bénévole prenne les choses en main : en 1993, M. Provost met sur pied le Tournoi provincial midget-junior de Fleurimont. « Je pense bien que j'ai la flamme entrepreneuriale quelque part en moi! » lance-t-il.

Plus de 800 jeunes hockeyeurs prennent part annuellement à ce tournoi d'envergure, qu'organise toujours M. Provost aux côtés de 15 autres bénévoles.

Chaque année, le trophée Jean Arel y est remis, soulignant le dévouement d'une personnalité de la région pour son sport.

« On a aussi été les premiers à faire des présentations officielles de chaque joueur en ouverture de match, avec de la fumée, des lumières, un écran géant et tout ça, souligne M. Provost. La plus belle paie qu'on peut recevoir, c'est quand des joueurs viennent nous voir et nous disent qu'ils vont toujours se souvenir de ce tournoi-là. »

Du hockey au patinage artistique

Devenu père de deux filles à la fin des années 1990, Daniel Provost a bien tenté de les intéresser au hockey, sans succès.

« Finalement, elles ont commencé le patinage artistique, alors j'ai voulu m'engager là-dedans aussi. Quand j'entends les ''gérants d'estrade'' critiquer, moi je me dis qu'au lieu de chialer, j'aime mieux m'impliquer. »

En tant que président du Club de patinage synchronisé Cassiopée de Sherbrooke, M. Provost coordonne notamment de nombreuses activités de financement.

« Pour garder les jeunes actifs dans les loisirs et les sports, il faut faire en sorte que ça ne leur coûte pas trop cher, mentionne-t-il. Avec le comité en place, des bénévoles formidables et dévoués, j'essaie d'amener des idées pour aller chercher des sous ailleurs que dans les poches des jeunes. On réussit à amasser environ 15 000 $ par année. »

Même s'il estime consacrer entre 15 et 20 heures par semaine au bénévolat en plus de son emploi chez Waterville TG inc., Daniel Provost n'hésite jamais à donner de son temps pour les jeunes.

« Pour moi, ce que je fais, c'est une passion, et j'essaie de la partager en aidant les autres. (...) Si je peux empêcher un seul jeune d'aller tout croche dans la vie et lui permettre de garder la bonne voie grâce au sport, alors j'ai réussi mon travail. Tant que je vais me sentir utile, je vais continuer à m'impliquer! »

Repères

- Père de deux filles : Alycia, 16 ans, et Tamara, 18 ans;

- Gestionnaire de projet en assurance qualité chez Waterville TG inc. depuis 23 ans;

- Fondateur de la ligue de hockey junior mineur de Sherbrooke et du Tournoi provincial midget-junior de Fleurimont;

- Président du Club de patinage synchronisé Cassiopée de Sherbrooke.

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