Engagé dans le ring comme dans la vie

Alain Villeneuve... (Spectre média, Maxime Picard)

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Alain Villeneuve

Spectre média, Maxime Picard

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(Sherbrooke) Sur le ring, il porte le noeud papillon. Dans la vie de tous les jours, c'est plutôt la cravate. Et dans les deux, son rôle demeure le même : protéger les gens.

L'arbitre de boxe Alain Villeneuve a déjà 200 combats professionnels et 1135 combats amateurs dans son bagage d'expérience. Reconnu au Québec parmi les meilleurs arbitres de boxe professionnelle, le Sherbrookois n'a toutefois pas encore vécu son rêve : être d'office pour un combat de championnat du monde.

« Pour un petit gars de Sept-Îles, ce serait tout un exploit. J'en ai vu des rondes de boxe, je pense être rendu là! » lance-t-il.

En étant intègre et loyal, le Sherbrookois souhaite que ces deux valeurs le mènent à son but ultime.

« Ça fait dix ans que je suis arbitre de boxe professionnelle et tout ce qu'il me manque pour être comblé, c'est un combat de championnat du monde. Je suis sûr d'obtenir cette opportunité un jour! Du moins, je le souhaite. »

Lorsqu'il ne se retrouve pas entre deux pugilistes, Alain Villeneuve oeuvre au sein de son propre cabinet financier chez Industrielle Alliance.

« J'ai un rôle de protecteur, que ce soit auprès des boxeurs ou bien auprès de mes clients. Et tout cela, je le fais avec passion! J'aime donner l'exemple selon ma règle des trois P : passion, persévérance et positivisme », indique celui qui est également père de deux garçons.

À la boxe, ses décisions sont cruciales. À son cabinet aussi.

« Je travaille beaucoup pour les autres tout en gardant en tête que ma priorité, c'est moi-même. Je n'hésite pas à offrir mon temps à la communauté, mais je le fais aussi pour moi, parce que je suis bien dans tout cela! » affirme Alain Villeneuve.

L'arbitrage, Alain Villeneuve a ça dans le sang.

« J'arbitre dans plusieurs autres disciplines, comme la balle-molle, le volley-ball, le hockey et le baseball! J'étais d'ailleurs le seul Canadien à arbitrer un match quart de finale durant le Championnat du monde des petites ligues peu avant les années 90. Maintenant, je ne fais que me consacrer à la boxe. »

En plus d'être le trésorier et le futur président du conseil d'administration de la Rose des Vents, l'homme de 54 ans investit aussi du temps chez le Club Rotary en plus d'être le président de l'Association des riverains du Petit lac Lambton.

« Je commandite également une jeune boxeuse afin de lui permettre de ne pas se soucier de l'aspect financier et de se concentrer sur sa passion », ajoute-t-il.

L'engagement plutôt que l'implication

Alain Villeneuve n'aime pas dire qu'il s'implique. Il préfère plutôt « s'engager ».

« Il y a une grande différence entre les deux termes. J'utilise souvent l'exemple de la poule et du cochon pour l'illustrer. L'implication, c'est la poule. Elle pond des oeufs, qui ont toujours le même goût. L'engagement, c'est le cochon. Il a donné sa vie pour que nous puissions manger du jambon et on peut alors donner la saveur souhaitée par la suite. S'engager, c'est donc beaucoup plus que s'impliquer! » résume le coloré personnage.

Repères

  • Âgé de 54 ans, il a grandi sur la Côte-Nord, mais habite Sherbrooke depuis plus de 30 ans;
  • Père de deux enfants, Maxime (24 ans) et Charles (23 ans) et marié à Manon Lavoie;
  • Arbitre de boxe professionnelle depuis dix ans;
  • Propriétaire d'un cabinet financier chez Industrielle Alliance;
  • Président du conseil d'administration de la Rose des Vents et membre du Club Rotary.

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