« Un peu boulimique en affaires »

En affaires comme dans le sport, Gilles Bélanger ne fait jamais rien à moitié.... (La Tribune, Jean-François Gagnon)

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La Tribune, Jean-François Gagnon

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(MAGOG) En affaires comme dans le sport, Gilles Bélanger ne fait jamais rien à moitié. Il mène actuellement de front trois projets importants qui ont tous un lien avec le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC). Impossible d'ignorer l'apport de ce mordu de triathlon à la diversification de l'économie de Magog.

À Magog, M. Bélanger s'est d'abord fait remarquer en s'impliquant dans la construction de l'École Montessori Magog, voisine du Centre d'interprétation du marais en bordure du chemin Roy. Le projet s'est concrétisé rapidement après que l'homme d'affaires eût lui-même investi une rondelette somme d'argent dans celui-ci.

Grâce à son déménagement dans des locaux plus vastes et mieux adaptés à ses besoins, l'École Montessori Magog a ajouté un volet secondaire à ses activités. L'établissement scolaire privé a aussi annoncé, il y a quelques mois, la création d'un programme sport-études en ski et d'un ambitieux projet d'initiation à l'entrepreneuriat.

Gilles Bélanger a ensuite continué à s'impliquer dans le développement du secteur des « quatre-fourches » en pilotant un projet de petit centre commercial baptisé Carrefour santé globale.

À l'intérieur du Carrefour santé globale, on retrouve notamment un marché d'alimentation, des cliniques médicales et chiropratique, une boulangerie ainsi qu'un magasin de sport. Des bornes de recharge pour voitures électriques ont aussi été installées à l'extérieur du centre commercial.

Au cours de la dernière année, l'homme d'affaires a annoncé son intention d'investir dans la construction d'un immeuble dans lequel des entreprises du secteur des TIC s'installeraient. La future place Tourigny sera construite sur l'îlot du même nom, à l'angle des rues Saint-Patrice et Principale à Magog.

Récemment, Gilles Bélanger a de plus acquis l'édifice qui abritait l'entreprise Boréalis jusqu'à l'an dernier. Des entreprises du secteur des TIC aménageront également dans cet immeuble à court terme.

Mais ce n'est pas tout, car M. Bélanger et un de ses collaborateurs, Michel Lamontagne, ont par surcroît pris les rênes d'un projet en voie de se concrétiser dans le presbytère de la paroisse Saint-Patrice, un édifice patrimonial auquel de nombreux Magogois sont attachés.

« Un peu boulimique »

L'entrepreneur le confesse sans difficulté, il est « un peu boulimique » en affaires. « J'adore créer des entreprises et des emplois. Je dis rarement non à de nouveaux projets, à moins qu'ils soient farfelus », note-t-il.

À ses yeux, la fortune amassée par un individu est une chose et ce qu'il a réalisé en est une autre. « C'est ce que vaut un individu au plan financier qui importe pour plusieurs personnes. Mais moi je m'intéresse plus aux réalisations des gens », confie-t-il.

Il déplore d'ailleurs le manque de vision dont font preuve nombre de dirigeants de compagnies et de gouvernements. « Souvent, les entreprises sont gérées par trimestre. Ça cause des problèmes d'orientation. Je pense qu'il faut aussi s'intéresser au long terme. En tout cas, c'est mon approche. Je ne regarde pas le rendement à court terme et j'avoue que ça déboussole des gens. »

Quoi qu'il en soit, Gilles Bélanger semble avoir du flair. Et il prend des risques. « Un entrepreneur, ça doit oser, selon moi. Je n'ai pas peur de me mettre en danger et, s'il fallait que tout aille mal, je ne craindrais pas de repartir seulement avec mon sac à dos », explique-t-il.

En forme

Avant de lancer tous ses projets à Magog, Gilles Bélanger était à la retraite. Il avait vendu une entreprise prospère et avait choisi de quitter le domaine des affaires. Il occupait une bonne partie de son temps en s'entraînant.

« Je faisais de 20 à 25 heures d'entraînement par semaine. Malheureusement, je consacre beaucoup moins de temps à ça maintenant. Ce n'est pas facile de trouver l'équilibre entre affaires et entraînement », reconnaît-il.

Au fil des ans, l'homme d'affaires a participé à de nombreux triathlons, dont plusieurs de type Ironman. Il a aussi pris part à un triathlon en compagnie de sa fille, Geneviève, en 2015. Un moment que papa n'est pas près d'oublier...

Repères

Né le 23 janvier 1958;

Originaire de la région de Montréal;

Résident permanent de la région de Magog depuis environ 11 ans;

Études en génie, mathématiques et informatique;

À la tête du projet de la place Tourigny.

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