L'homme qui fait croître les entreprises

Blair McIntosh... (Spectre Média, Maxime Picard)

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Blair McIntosh

Spectre Média, Maxime Picard

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(SHERBROOKE) « Exploitez et projetez votre passion et votre confiance chaque jour. Construisez-vous un entourage composé d'amis et de professionnels qui sont dix fois plus intelligents que vous dans leur champ d'expertise respectif et n'ayez pas peur de leur demander de l'aide. Entretenez ces liens. Soyez déterminés, disciplinés et humbles. Soyez ouverts d'esprit et attentifs aux autres. Ne brûlez pas de ponts. Suivez votre instinct et demeurez toujours intègres. Ne tenez jamais pour acquis le succès. Et prenez soin des gens moins fortunés que vous. »

Voilà le message que Blair McIntosh aimerait transmettre aux jeunes entrepreneurs. Des conseils basés sur ses trente ans de travail. Ou de plaisir. Car selon l'homme d'affaires, ces termes sont des synonymes.

Et travailler en s'amusant, ou s'amuser en travaillant, a été une formule gagnante pour celui qui a un don pour faire croître les entreprises.

Après plusieurs années chez Waterville TG, à titre d'analyste puis de directeur du département de génie industriel, M. McIntosh se lance en affaires en 1998 en achetant Beckwith-Bemis, compagnie manufacturière de textile technique sherbrookoise. Avant l'achat, l'entreprise enregistrait une perte de 1 M$ et était en péril. Un an après l'achat, elle générait un profit de 1 M$.

M. McIntosh la revend près de dix ans plus tard, après avoir fait passer le chiffre d'affaires de 5 M$ à 20 M$. À la suite de la vente, en 2007, il prend sa retraite. Elle durera

quatre ans. L'homme d'affaires avait sous-estimé les bienfaits que lui apportait le fait d'être un élément productif de la société.

En 2011, celui qui a grandi à Windsor fait son retour sur le marché du travail estrien en achetant Motrec International, un fabricant de véhicules industriels électriques. Depuis, le chiffre d'affaires annuel a quadruplé pour atteindre plus de 25 M$.

Et cette croissance ne serait pas terminée. « En ce moment, on ne pousse pas trop pour décrocher de gros contrats, car notre capacité de production est limitée. Un investissement de 4 M$ sera fait pour doubler la superficie de notre usine d'ici octobre. Après avoir renforcé les infrastructures et embauché de nouveaux employés, le potentiel sera énorme. La demande pour les véhicules électriques est immense », lance-t-il prévoyant que les revenus de Motrec augmenteront encore de 50 pour cent au cours des deux années suivant l'agrandissement des installations.

Les fabricants d'automobiles forment la majorité de la clientèle de Motrec. GM, Ford, Chrysler, Nissan, Tesla, BMW, Volvo, Honda et Volkswagen.

Alcan, Rio Tinto, Elcoa, Hydro-Québec complètent la liste des clients majeurs. Motrec compte aussi sur un réseau de 650 concessionnaires à travers le monde.

Au fil des ans, M. McIntosh a été propriétaire de six entreprises et il ne s'est jamais senti aussi « béni » que depuis qu'il est aux commandes de Motrec.

« J'utilise souvent le mot béni quand je parle de mon parcours. J'avais une certaine aptitude pour les affaires et c'était ma responsabilité de faire quelque chose avec ça. Pour faire avancer les choses. Pour moi, mais aussi les gens autour de moi. Et chez Motrec, j'ai trouvé une équipe très passionnée et compétente. C'est pour cette raison qu'on est très bien positionné mondialement », lance le président de l'entreprise qui compte près de 75 employés et qui a une masse salariale de 3 M$.

Les réalisations de Motrec, sa santé financière et sa capacité de croissance lui ont valu deux nominations au concours des Mercuriades 2016, organisé par la Fédération des chambres de commerce du Québec. Les gagnants seront dévoilés en mai, mais M. McIntosh se considère déjà gagnant de travailler avec l'équipe « exceptionnelle » de Motrec.

La semaine passée, M. McIntosh parlait d'entrepreunariat devant les étudiants de l'Université Bishop's. Cette semaine, il parlera des avantages concurrentiels des véhicules de Motrec en Californie. Un agenda qui démontre bien à quel point l'homme d'affaires croit au fort potentiel des futurs entrepreneurs de la région et à quel point il est convaincu que Motrec a droit à sa part de marché à l'international.

Repères

Né au Saguenay, il grandit à Windsor

Détenteur d'un baccalauréat en administration et géographie de l'Université Bishop's

En couple avec Chantal Vachon depuis 20 ans et père de deux enfants

A été propriétaire de six entreprises aux cours des 30 dernières années, dont Beckwith-Bemis (1998 à 2007) et Motrec International (depuis 2011)

Motrec est lauréate du Prix Argent aux prix PME 2015 de la BNC

Motrec est finaliste dans deux catégories aux Mercuriades 2016

Impliqué dans l'incubateur d'entreprises de Sherbrooke, Espace-Inc, il investit dans des entreprises en démarrage.

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