Une famille unie dans le scoutisme

Les sept membres de la famille Bélisle-Buisson sont... (Spectre Média, Frédéric Côté)

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Les sept membres de la famille Bélisle-Buisson sont impliqués dans le scoutisme : le papa Stéphane Bélisle, la maman Mélanie Buisson et leurs cinq enfants : Anne-Marie, Raphaël, Xavier, Simon et la petite Audrey-Maude, qui en attendant de pouvoir entrer chez les castors, accompagne ses parents lors des activités.

Spectre Média, Frédéric Côté

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) S'il était encore en vie, le fondateur du scoutisme, Lord Robert Baden-Powell, serait heureux d'apprendre qu'il existe à Sherbrooke une famille dont les sept membres sont impliqués dans le mouvement qu'il a fondé en 1907, à Brownsea, en Angleterre.

En effet, un siècle plus tard, les valeurs d'entraide, de respect et de solidarité sur lesquelles s'appuie le scoutisme sont celles que partagent et transmettent Mélanie Buisson et son mari Stéphane Bélisle avec leurs cinq enfants : Raphaël (18 ans), Anne-Marie (17 ans), Simon (14 ans), Xavier (12 ans) sans oublier la petite Audrey-Maude (5 ans), qui, pour l'instant, accompagne la famille en attendant de pouvoir joindre les castors dans environ deux ans...

S'il existe d'autres familles impliquées dans le mouvement scout, les Bélisle sont assurément l'une des rares au Canada à compter sept de ses membres parmi les différents groupes et échelons du mouvement.

Le tout a commencé il y a près d'une dizaine d'années au moment où Anne-Marie était en troisième année du primaire. « J'avais une amie qui était déjà dans les scouts et qui me parlait souvent des activités qu'elle faisait. Je trouvais ça très intéressant. J'ai donc décidé de m'inscrire chez les louveteaux et j'ai aimé ça tout de suite », raconte celle qui s'est alors découvert une passion pour l'animation.

Peu de temps après, ce fut au tour de Simon, Xavier et Raphaël de joindre le mouvement. Suivi de leur père Stéphane, qui aujourd'hui assume l'animation de deux groupes : le 47e de Rock Forest et le

23e de Bromptonville.

La vocation d'animateur s'est rapidement transmise à Anne-Marie et Raphaël, qui aujourd'hui animent leur propre groupe tout en poursuivant leurs études. Outre les qualités de leadership que les deux adolescents ont su développer parmi les scouts, l'animation a aussi eu un autre impact positif : celui de resserrer les liens entre eux et leurs parents.

« Lorsque j'ai dit à ma mère que j'étais intéressée à devenir animatrice chez les castors, elle m'a dit : ''Si tu deviens animatrice aux castors, je vais y aller avec toi''. J'étais super contente parce que ma mère avait déjà fait du scoutisme plus jeune pendant sept ans, elle avait donc une bonne base pour m'aider à animer le groupe », raconte Anne-Marie.

« Moi aussi ça m'a beaucoup rapproché de mon père, enchaîne Raphaël. Lorsque j'ai commencé, j'étais adolescent et on se tapait parfois sur les nerfs. Un moment donné, il m'a invité à animer avec lui et j'ai vraiment tripé. Depuis ce temps, on a une belle relation, on se parle beaucoup, on échange

nos idées et j'ai toujours hâte d'aller animer avec lui les jeudis soirs », exprime Raphaël qui étudie afin de devenir un jour enseignant.

En tant que parents, Mélanie Buisson et Stéphane Bélisle reconnaissent que le scoutisme a permis non seulement de resserrer les liens avec leurs enfants, mais aussi de partager des valeurs communes qu'ils transposent au quotidien.

« L'image que les gens ont du scoutisme, c'est souvent celles des cordes, des couteaux et des bouts de bois, mais c'est beaucoup plus que ça », corrige Stéphane Bélisle en évoquant le cheminement que de nombreux enfants vivent chaque année à travers le scoutisme.

« En tant qu'animateur, ce qui est le plus gratifiant avec le scoutisme, c'est de voir la transition qu'on réussit à faire avec nos jeunes. Entre le moment où ils arrivent en septembre et le moment où se tiennent les camps, en juin-juillet, ce ne sont plus les mêmes jeunes. Ils ont progressé. Souvent, les parents vont venir nous voir et vont nous dire : ''Mon jeune est méconnaissable.'' Au fond, c'est un peu ça, le scoutisme. On leur donne des ailes pour qu'ils puissent avoir confiance en eux et acquérir du leadership », résume Stéphane Bélisle.

Et pour citer l'une des plus célèbres phrases de Baden-Powell : « L'optimisme est une forme de courage qui donne confiance aux êtres et mène au succès... »

Repères

La famille Bélisle-Buisson partage son implication auprès de deux groupes scouts : le 47e de Rock Forest et le 23e de Bromptonville.

Elle est l'une des rares familles au Canada dont les sept membres sont impliqués

Le mouvement scout a été fondé en 1907 en Angleterre par le général à la retraite Robert Baden-Powell

Le mouvement compte 38 millions de membres à travers le monde.

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