L'Estrie gravée sur la guitare

Mike Goudreau... (Spectre Média, René Marquis)

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Mike Goudreau

Spectre Média, René Marquis

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<p>Steve Bergeron</p>
Steve Bergeron
La Tribune

(SHERBROOKE) Si Mike Goudreau avait tenté sa chance comme musicien à Montréal ou aux États-Unis, peut-être aurait-il eu une carrière excitante, effrénée, remplie de tournées...

Mais probablement qu'il n'aurait pas vu sa blonde et ses enfants tous les soirs, ni eu les moyens pour posséder maison et studio, ni pu devenir l'auteur-compositeur et producteur qui, aujourd'hui, donnerégulièrement du travail à ses confrères estriens.

« Je suis bien où je suis. J'ai déjà eu des offres intéressantes, mais j'ai toujours préféré travailler mes propres affaires. Il faut dire que l'internet a changé bien des choses. Plus besoin d'être à Los Angeles pour faire connaître sa musique », souligne le musicien qui, justement, est devenu un connaisseur de l'édition musicale et a vu plusieurs de ses compositions être reprises dans des films et des séries américaines très populaires, telles Monk, Army Wives, Hung, Gotham et NCIS.

Aujourd'hui, Mike Goudreau est un musicien incontournable de l'Estrie. Sa discographie compte 17 albums. Le guitariste peut aussi bien animer une soirée dans un bar que jouer dans les grands festivals tels les FrancoFolies, le Festival de blues de Tremblant et le Festival de jazz de Montréal (il a notamment participé à l'hommage à BB King l'été dernier). Et il n'a pas eu besoin de s'exiler pour obtenir la reconnaissance de ses pairs. Pour preuve, il revient d'une tournée de trois semaines en Europe avec le spectacle des Forever Gentlemen. En janvier, il retraverse la grande mare pour six autres semaines, avant de revenir pour une série de supplémentaires au Québec.

« Cette fois, j'ai accepté l'offre parce que l'hiver s'annonçait tranquille. Mais c'est ma plus grosse tournée à vie, en 50 ans! C'était même mon premier voyage en Europe! » rapporte le musicien stansteadois.

Rien pour remplacer la musique

Homme de blues mais aussi de jazz, deux styles musicaux qu'il teinte à toutes les sauces, Mike Goudreau est aussi à l'aise en trio qu'en grand groupe. Son Boppin Blues Band existe d'ailleurs depuis 1991.

Son premier contact avec la musique, Mike l'a évidemment connu par ses parents. « Ils adoraient danser et étaient de grands amateurs de rock'n roll et de country. Ils ont d'ailleurs fait quelques voyages à Nashville. Mais mon meilleur ami d'adolescence jouait un peu de guitare. Je m'en suis donc acheté une et j'ai commencé à apprendre avec lui. Six mois plus tard, on jouait à l'école, à la maison des jeunes... À 20 ans, le hobby est devenu mon emploi principal. J'ai commencé en accompagnant des artistes comme Gerry et Jo'Anne. J'ai appris par moi-même... et en jouant avec d'autres musiciens de talent, qui avaient une formation. »

Le plaisir est encore au rendez-vous aujourd'hui. « Je n'ai rien trouvé depuis pour remplacer la musique et j'ai ici un bassin d'environ 25 personnes pour m'aider à réaliser mes projets. Au début, j'ai essayé d'avoir des contrats de disques. Ça n'a jamais marché, mais ce fut une bénédiction, car je ne serais probablement pas maître de mes compositions aujourd'hui. »

Et loin de chez lui, il aurait sûrement le blues des Townships...

Originaire de Stanstead, où il habite toujours et possède son studio d'enregistrement;

Né en 1965, d'un père francophone et d'une mère anglophone, et aîné d'une famille de trois garçons. Son père était camionneur et sa mère, à la maison;

Possède les citoyennetés canadienne et américaine puisqu'il est né à l'hôpital de Newport, au Vermont;

Marié avec Natalie Laroche et père de trois enfants nés de deux unions: Roxanne, 30 ans, Maya, 14 ans, et Charles, 11 ans.

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