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Jean-François Bédard l'avoue d'emblée : il est amoureux... (Spectre Média, René Marquis)

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Jean-François Bédard l'avoue d'emblée : il est amoureux du centre-ville de Sherbrooke.

Spectre Média, René Marquis

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<p>Jacynthe Nadeau</p>
Jacynthe Nadeau
La Tribune

(SHERBROOKE) Jean-François Bédard l'avoue d'emblée : il est amoureux du centre-ville de Sherbrooke. Amoureux de son architecture, de ses gens, de sa mixité, de sa vibe...

« Tu vas chercher ton café le matin, tu ramasses ta revue à la tabagie, tu rentres au bureau... Ici, il y a des gens qui entrent nous saluer tous les midis en passant... C'est des habitudes, mais on est très conscients des autres au centre-ville. Je sais que quand j'achète mon café le matin dans un café indépendant, je fais la différence pour quelqu'un », explique le copropriétaire de la boutique Glori.us, qui a son enseigne sur Wellington Nord depuis huit ans.

Le Granbyen étudiait en administration à l'Université de Sherbrooke quand il a eu ce coup de foudre pour le centre-ville. Partagé

par sa compagne Tanya Cloutier qui étudiait en commercialisation de la mode au Séminaire de la rue Marquette.

« À la base, on est amoureux des centres-villes. Partout où on va, c'est là qu'on aime être. C'est le coeur et l'âme d'une ville. (...) À Sherbrooke, on a tout de suite vu le potentiel hallucinant du centre-ville, qui n'est malheureusement pas exploité à sa juste mesure. »

Fraîchement diplômé, le jeune couple a donc choisi Sherbrooke sans hésiter pour se lancer en affaires en 2007.

À peine cinq ans plus tard, on ne se surprend pas de retrouver M. Bédard à la tête de la nouvelle Association des gens d'affaires du centre-ville.

« Je suis un gars d'action, dit-il, je ne suis pas un leader négatif. Quand je vois des problèmes, je suis du genre à proposer des solutions. Au centre-ville, c'est un peu ce qui est arrivé. Il y a une belle fraternité entre commerçants. On se connaît tous, on essaie de s'entraider. L'association est née de cette complicité entre marchands, pour essayer de faire bouger les choses tous ensemble plutôt que de rester chacun dans son commerce. »

En trois ans, l'association peut se targuer d'avoir brandé le Centro, d'avoir bâti un site web visité par 20 000 personnes chaque mois, d'être suivie sur les médias sociaux et d'avoir créé un événement, Bouffe ton Centro, dont l'attractivité déborde largement la ville.

D'autres idées fourmillent pour maintenir cette vibe bien vivante. Un répertoire de logements, un parcours d'interprétation historique, une application pour faciliter le stationnement. Des idées aussi pour le Marché de la Gare, pour la rue Alexandre, pour la Wellington Sud, qu'on voudrait voir vibrer avec autant d'enthousiasme.

« On a une vision pour le centre-ville. Oui on s'inspire de ce qui se fait ailleurs, mais on a un centre-ville unique et éventuellement on veut que le monde regarde ce qui se passe ici et veuille l'imiter. On veut être ceux qu'on copie! »

Jean-François Bédard se réjouit de voir que l'Association des gens d'affaires a gagné ses galons. « On travaille main dans la main avec les paramunicipaux, avec l'Arrondissement, avec les gens qui ont à coeur le centre-ville, dit-il. (...) Nous on est ici 365 jours par année, c'est nous qui sommes les mieux placés pour savoir ce qui manque et ce dont on a besoin au centre-ville. »

Devant autant de défis et avec seulement une soixantaine de membres, le regroupement de gens d'affaires sent toutefois le besoin de se donner un autre élan. Cela passe par la création d'une société de développement commercial, avec cotisation obligatoire pour les 500 portes d'affaires du centre-ville. Le projet ira en référendum en janvier.

« Il n'y a pas de solution parfaite, mais une SDC, c'est une très bonne solution pour faire en sorte que le centre-ville se développe de façon intéressante. Je prends l'engagement de m'impliquer pour préserver cet ADN positif. (...) Si le projet ne passe pas, tant pis; pour les autres », dit l'homme d'affaires en assurant que l'association développera simplement une autre approche.

Huit ans après être devenu plus sherbrookois que bien des Sherbrookois, Jean-François Bédard jette un regard sur le chemin parcouru et évalue que le centre-ville est sur la bonne voie, à plus de la moitié de son potentiel « hallucinant ».

Et il formule un souhait, celui que les Sherbrookois se réapproprient leur centre-ville, qu'ils viennent voir ce qui s'y passe, et « qu'ils l'aiment autant que nous on peut l'aimer ».

Repères

Âgé de 32 ans;

En couple et en affaires avec Tanya Cloutier, âgée de 27 ans;

Ils sont les parents de Pénélope, âgée de 2 ans, et d'un bébé attendu en avril;

Ils sont copropriétaires de la boutique Glori.us;

Il est président de l'Association des gens d'affaires du centre-ville de Sherbrooke.

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