Une fierté bien enracinée

En prenant tout récemment les rênes de l'entreprise... (Spectre Média, Jessica Garneau)

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En prenant tout récemment les rênes de l'entreprise familiale, Dominic Houde a fait en sorte que Matelas Houde demeure une histoire de famille.

Spectre Média, Jessica Garneau

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<p>Alain Goupil</p>
Alain Goupil
La Tribune

(SHERBROOKE) En prenant tout récemment les rênes de l'entreprise familiale, Dominic Houde a fait en sorte que Matelas Houde demeure une histoire de famille. Une famille profondément attachée à son milieu, et ce, depuis maintenant trois générations.

Fondée par son grand-père Alfred, en 1935, l'entreprise s'est d'abord fait connaître pour ses réparations de matelas et de futons. En 1954, celle-ci passe du petit atelier de la rue Brooks à un vaste entrepôt de la 10e Avenue Sud où la famille Houde et l'entreprise prendront racine. Pendant que le patriarche voit à la bonne marche de l'entreprise, son fils Michel ne tarde pas à s'y intéresser, jusqu'à en prendre la direction, en 1970. Il renomme alors l'entreprise Matelas Houde et opère depuis sa propose maison, spécialement aménagée avec la production et la vente au sous-sol.

Là encore, les ventes aidant, l'espace devient rapidement trop restreint. Matelas Houde ouvre un premier magasin à l'extérieur de Sherbrooke, aux Galeries Orford, en 1980, tout en poursuivant la production et le développement de matelas de plus en plus spécialisés. Encore une fois, les locaux deviennent trop petits, ce qui amène Michel à transférer la production dans un édifice plus imposant, toujours sur la 10e Avenue Sud, là où se trouvent toujours la manufacture et le siège social.

Une troisième génération

Âgé de 38 ans, Dominic aura sensiblement suivi le même parcours que son père en s'impliquant dès l'âge de 15 ans dans les opérations de l'entreprise pour ensuite en devenir, il y a quelques mois, son président-directeur général.

Dominic Houde ne cache pas que la décision de prendre les rênes de l'entreprise fondée par son grand-père s'accompagne d'une bonne dose de pression sur les épaules.

« Il y a assurément une pression. Si elle n'est pas directe, elle est indirecte, convient-il. C'est la pression familiale, mais c'est aussi la pression qu'on ressent envers les employés. Par exemple, nous avons un contremaître qui est avec nous depuis 38 ans. J'ai moi-même 38 ans. Non seulement il m'a vu naître et grandir, mais c'est lui qui m'a montré le métier. Devenir son patron par la suite, qu'on le veuille ou non, c'est une pression et un stress.

Il y a aussi la pression des envieux. Ceux qui te disent : "On sait bien toi, ton père avait une compagnie, tu n'avais qu'à lever le petit doigt et puis tu avais une job..." Mais bien honnêtement, je vis quand même assez bien avec ça. Je suis peut-être un gars anxieux, mais je ne suis pas stressé de nature. Je crois avoir fait mes preuves, que ce soit dans la gestion ou dans la création des nouveaux produits. En fait, je vis ça davantage comme une source de fierté que d'une pression », dit-il.

Cela ne veut pas dire que Dominic Houde entend se reposer sur ses lauriers. Celui-ci dit avoir une vision à court et à long terme pour Matelas Houde. Une vision qui respecte à la fois la tradition établie par son père et son grand-père, tout en assurant la pérennité de l'entreprise.

Bagage historique

« On a la chance d'avoir une entreprise qui possède un bagage historique de 80 ans, ce n'est pas rien. Ce qui est certain, c'est qu'on va continuer de prôner le fait que nous sommes une entreprise locale qui fabrique ses produits localement et qui s'approvisionne en matière première localement. Pour nous, c'est extrêmement important. C'est ce qui nous permet d'offrir des matelas avec le meilleur rapport qualité/prix et le meilleur service, que ce soit du point de vue de la livraison ou du service après-vente. Comme c'est notre nom qui est sur nos produits, on se fait un devoir d'être irréprochable là-dessus. »

À court terme, Matelas Houde a pour objectif d'accroître ses parts de marché localement. L'entreprise fabrique et vend plus de 7000 matelas par année. C'est la raison pour laquelle l'entreprise a procédé récemment à l'embauche d'un nouveau directeur des ventes et du marketing et pris la décision de déménager son magasin de la rue King Ouest vers la Cité du Parc, coin King Ouest et Jacques-Cartier Sud.

Est-il trop tôt pour dire si Matelas Houde sera un jour dirigée par une quatrième génération de Houde?

« Comme j'ai cinq enfants, ce n'est peut-être pas exclu, répond Dominic Houde. Mais pour l'heure, ce qui est important pour ma femme et moi, c'est qu'ils fassent des études. Après, si cela les intéresse, on verra... »

« Pour l'heure, dit Dominic Houde, nous avons une équipe de 16 employés qui sont avec nous depuis dix, vingt, quarante ans. On considère qu'ils font partie de la famille. Pour nous, c'est un aspect très important de l'entreprise », insiste-t-il.

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