Photographe social

Guy Tremblay... (Imacom, René Marquis)

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Guy Tremblay

Imacom, René Marquis

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(Sherbrooke) À 13 ans, quand il a découvert la passion de la caméra et de la chambre noire, Guy Tremblay était loin de s'imaginer qu'un jour, son talent de photographe artistique volerait au secours des jeunes, en particulier ceux et celles ayant une vie difficile.

Aussi, pour aider au financement des groupes communautaires la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue et le Tremplin 16-30, il a eu le coup de génie de redonner vie à 16 de ses oeuvres avec le concours du réputé artiste contemporain Marc Séguin et de remettre la totalité du montant des ventes à ces deux organismes. Déjà, plus de 7000 $ ont été versés en faveur des jeunes et il restait au moment de l'entrevue avec La Tribune deux de ses photos « vandalisées » par le peintre actuel de renommée mondiale à écouler.

Tout cela s'est passé au cours de la dernière année, dans le cadre d'une formation de 2e cycle à l'Université de Sherbrooke en pratiques artistiques actuelles que Guy Tremblay a suivie, en vue de se préparer à la retraite. Insatisfait des photos qu'il devait réaliser pour ce cours, celui qui vit en Estrie avec sa famille depuis 1988 a réussi de fil en aiguille non seulement à photographier Marc Séguin, mais à le rendre complice de son projet. « Avec son talent, il a interprété chaque photo, transformant ce qui était un échec en une oeuvre nouvelle», se réjouit M. Tremblay. Pour lui, cela représente bien l'importance de la conscience sociale.

Au P'tit Bonheur d'abord

Mais cette implication bénévole de l'ancien étudiant de l'Université Laval au bénéfice des jeunes était loin d'être sa première. « Quand je suis arrivé en Estrie, après avoir passé six ans dans la région d'Ottawa, où j'ai donné de mon temps au conseil d'administration de la Galerie 101, je cherchais un endroit où m'impliquer. Tout a débuté au P'tit Bonheur, de Saint-Camille, avec des ateliers que j'animais. Puis pendant cinq ans, j'ai donné des cours en photo dans des maisons des jeunes de la région » raconte d'abord Guy Tremblay.

Voulant recentrer son bénévolat plus près de Sherbrooke, il a repris en 2002 cette formation, mais cette fois auprès des jeunes de la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue. En cours de route, avant de fixer son dévolu sur le Tremplin 16-30 depuis les dernières années et avec qui cet automne encore il va renouveler son engagement, l'artiste s'est consacré bénévolement à différents projets. Par exemple pour la revitalisation en image auprès du Carrefour communautaire d'Ascot, avec sa série de « Visages Sherbrookois d'ici et d'ailleurs » ou encore en siégeant au sein du Conseil de la culture de l'Estrie.

Son coup de coeur cependant c'est dans l'action auprès des jeunes, particulièrement ceux au parcours difficile, mais qui démontrent la volonté de se prendre en main. « Je ne suis pas travailleur social, mais si à travers ma passion de photographe et l'outil artistique que je leur montre à utiliser cela leur permet de se valoriser et de régler des problèmes, alors j'en retire beaucoup de satisfaction personnelle. Et puis je me dis que face aux difficultés que les jeunes vivent, il faut arrêter de penser que le gouvernement va tout régler. Comme adultes, on a aussi le devoir de s'impliquer et c'est pas juste en donnant de l'argent, mais aussi en travaillant à leurs côtés! »

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